Taïwan face à la fuite des cerveaux

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L'île est confrontée à une véritable hémorragie de ses chercheurs vers la Chine, Hongkong et Singapour.

De notre envoyé spécial à Taïpeh

Le président de la République lui-même, Ma Ying-jeou, en a fait une question de «sécurité nationale». Taïwan laisse échapper ses cerveaux vers les pays voisins. Le mois dernier, lors d'une foire de l'électronique organisée à Taïpeh, trois grandes firmes de Singapour spécialisées dans les semi-conducteurs ont tenté de débaucher au nez et à la barbe de ses organisateurs plus de 200 spécialistes taïwanais.

La petite île que la Chine continue de considérer comme une province, alors qu'elle est parfaitement indépendante, est confrontée à une véritable hémorragie. Ses ingénieurs, ses scientifiques, ses chercheurs se laissent tenter de plus en plus facilement par Singapour, Hongkong et même la Chine continentale.

Le Conseil du plan et du développement économique a mené une enquête sur la fuite de ces cerveaux, mais elle garde ses chiffres secrets. Cependant, aujourd'hui, un ingénieur qui gagne 85.000 dollars de Taïwan

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