Tafta : les États-Unis déterminés à poursuivre les négociations malgré les réticences françaises

le , mis à jour à 18:58
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Tafta : les États-Unis déterminés à poursuivre les négociations malgré les réticences françaises
Tafta : les États-Unis déterminés à poursuivre les négociations malgré les réticences françaises

Les États-Unis n'ont pas l'intention d'infléchir leur position sur le Traité transatlantique de Libre-échange (TTIP ou Tafta). En dépit des réticences exprimées ce mardi matin par la France qui souhaite l'arrêt des négociations, « notre position n'a pas changé : nous continuons à travailler avec l'objectif  de (les) achever avant la fin de l'année », a déclaré Josh Earnest, porte-parole de Barack Obama.

 

Ce matin, le secrétaire d’État au Commerce extérieur français Matthias Fekl a annoncé la décision de la France de ne plus participer aux négociations sur le Traité de libre échange transatlantique. « Il n'y a plus de soutien politique de la France à ces négociations » et « la France demande l'arrêt de ces négociations », a affirmé le ministre sur RMC. Jusque là, l'exécutif s'était contenté d'exprimer son mécontentement sur la teneur des discussions. 

 

VIDEO. Matthias Fekl : « La France demande l'arrêt de ces négociations »

 

A LIRE. Les plus et les moins de l'accord en négociation

 

Selon  Matthias Fekl, les négociations qui sont menées, côté européen, par la Commission européenne au nom des 27 États membres, souffrent d'un déséquilibre en faveur des positions américaines. « Les Américains ne donnent rien ou alors des miettes (...), ce n'est pas comme ça qu'entre alliés on doit négocier », a-t-il justifié, ajoutant que « les relations ne sont pas à la hauteur entre l'Europe et les USA. Il faut reprendre plus tard sur de bonnes bases ».

 

François Hollande lui-même s'est fendu d'un commentaire devant la conférence des ambassadeurs à l'Élysée, ce mardi, estimant que « les discussions en ce moment-même sur le traité entre l'Europe et les États-Unis ne pourront pas aboutir à un accord d'ici la fin de l'année ». Et d'ajouter que la France ne voulait pas « cultiver l'illusion » d'un accord  « avant la fin de ...

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  • gendrefr il y a 3 mois

    quant on voit le protectionnisme americain (voir les marchés public): il n'a rien à négocier

  • adnstep il y a 3 mois

    Vive le Brexit, qui semble faire bouger les lignes. Merci les rosbifs !

  • awsdf il y a 3 mois

    Et voila, le consommateur/contribuable va continuer a surpayer de part et d'autre de l'Atlantique l'absence d'harmonisation des normes sur les produits. Une occasion de plus de ne pas favoriser le commerce et donc l'emploi. Dommage pour les chomeurs, qui sont vraiment le cadet des soucis des fonctionnaires et politiques au commande.

  • M6496538 il y a 3 mois

    Ne pas oublier que nous avons des élections, donc on évite un problème gênant, il reviendra sur la table après le vote.

  • mucius il y a 3 mois

    La France est incapable de faire face à la concurrence internationale. Elle préfère se replier sur elle-même et continuer son déclin tranquillement. Les plus dynamiques quittent ce pays à bon escient.

  • kejocol il y a 3 mois

    La France a t elle vraiment le choix? et si Angela le negociait toute seule car les allemands semblent y trouver leurs comptes. c'est plus une decision politique dans le contexte actuel.

  • t_n_t il y a 3 mois

    c'est un accord antidémocratique il y a connivence entre les politiques et les capitalistes quand c'est pas les mêmes...

  • seba21 il y a 3 mois

    ouff enfin

  • M7034327 il y a 3 mois

    C'est pour çà qu'il ne fallait même pas commencer à négocier. Si les américains veulent ces accords c'est que c'est dans leur intérêt. Mais bon pourquoi faire les hypocrites sachant que les accords ont déjà signés entre l'Europe et l'Amérique? Encore une bonne couche d'hypocrisie...