T.Worley : " J'ai envie d'aller encore plus loin "

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T.Worley : " J'ai envie d'aller encore plus loin "
T.Worley : " J'ai envie d'aller encore plus loin "
Victime d'une rupture du ligament croisé du genou droit avec lésion du ménisque en décembre 2013 à Courchevel, Tessa Worley a rechaussé les skis. La skieuse du Grand Bornand essaye de retrouver toutes ses sensations avant d'aller chercher de nouvelles victoires en Coupe du monde.

Tessa Worley, comment allez vous pour commencer ?
Ça va très bien, merci. Je vais bien mieux qu'il y a 10 mois.

Que s'est-il passé depuis votre grave blessure au genou puis votre forfait pour les Jeux Olympiques ?
Depuis, je me suis fixée de nouveaux objectifs. Quand j'ai su que je devais oublier les JO, mon objectif était de me remettre en forme et de retrouver mon physique. C'était mon objectif du printemps et de l'été, puis j'ai retrouvé gentiment mes sensations sur les skis. C'est beaucoup de boulot !

Avec de l'appréhension ?
Oui, avec un peu d'appréhension. C'est clair que j'ai senti mon genou instable, très faible donc il a fallu je retrouve de la force et de la confiance. C'est plein de petites choses importantes qui paraissent naturelles quand tout va bien mais qui le sont beaucoup moins quand on est dans une période comme celle là. C'est beaucoup de travail tous les jours, mais je suis bien revenue.

Comment envisagez-vous la saison qui s'annonce ? Le podium est-il accessible en Coupe du monde ?
Pour le moment, je ne peux pas vous le dire mais ce qui est certain, c'est que c'est une grande volonté de ma part. J'ai envie de revenir à mon meilleur niveau et même encore de progresser ! Maintenant, je ne sais pas vraiment combien de temps cela va me prendre. C'est une reconstruction qui est longue et il y a des caps qu'il faudra que je passe. Pour le moment je sais juste que je suis sur la bonne voie et que je suis très motivée !

« Mes objectifs sont au jour le jour »

C'est presque une seconde carrière qui commence...
J'ai été épargnée par les blessures jusqu'à maintenant et j'ai rempli de beaux objectifs, avec de belles victoires et de beaux souvenirs. Cette blessure, finalement, c'est peut être un coup du sort mais qui arrive après une période plutôt prospère. Maintenant il faut que je me reconstruise un peu et j'ai de nouveaux objectifs. J'ai envie d'aller encore plus loin. C'est comme si ma carrière était réussie sauf que j'ai envie de la rendre encore plus inoubliable. On va dire que c'est du bonus.

Vous avez du cogiter durant votre rééducation. Quelles étaient les questions que vous vous posiez ?
Forcément ! Pendant une blessure vous vous demandez toujours si vous allez retrouver votre niveau, ou ne serait-ce que vos capacités physiques. On fait confiance à notre entourage, on se laisse guider et puis on se rend compte qu'il faut de la volonté, de la motivation, de la rigueur et ça fonctionne.

Qu'avez-vous fait pour votre reprise sur les skis ?
J'ai fait du géant et du slalom, mes disciplines de prédilections. Quand je me sentirai prête, j'aimerais faire un peu de vitesse. C'est toujours un de mes anciens objectifs qui n'a pas changé.

Le début de la saison approche à grand pas avec le slalom géant de Sölden, le 25 octobre. Vous y serez ?
Je ne sais pas... Mes objectifs sont au jour le jour. Chaque chose en son temps et être à Sölden, ce n'est pas un objectif en soi. Maintenant j'ai envie de tout faire pour être au départ mais je ne peux pas me projeter, c'est encore un peu tôt.

« Il faudra que je sois à 100 % pour être performante »

Quand pourrez-vous vous dire que tout cela est enfin derrière vous ?
Je pense que c'est quand je skierai sans avoir aucune pensée négative. Là, c'est vrai que ça diminue beaucoup. Je pense surtout à ma technique et à mes performances donc ça va dans le bon sens. Le jour où je serai au départ et que je ne penserai pas du tout à mon appui pied droit, oui, ça sera gagné.

Vous avez pu observer vos adversaires durant votre convalescence. Ce n'était pas trop frustrant de les voir progresser sans pouvoir les suivre ?
Forcément, on est en concurrence directe même si notre adversaire principal c'est le chrono. Bon j'ai quand même vu leur évolution et il y a un super niveau. Il faudra que je sois à 100 % pour être performante, ça c'est clair !

Un mot sur l'équipe de France féminine. Les JO de Sotchi n'ont pas été une réussite. Quel regard portez-vous sur cette équipe ?
Je pense que c'est une équipe qui est forte. En tout cas, cet été je l'ai suivie et c'est une équipe qui a une bonne marge de progression. On est capable toutes ensemble de faire de super résultats. A Sotchi, c'était particulier. Je pense que les filles n'ont pas été mises dans les meilleures conditions. Avec Marion Rolland on s'est blessée. Beaucoup d'espoirs avaient été mis sur nous et finalement ce n'était pas la meilleure approche. J'imagine que cela n'a pas été facile pour elles mais je sais qu'au départ elles étaient à 100 %. De toute façon, le ski ça se joue à rien donc parfois c'est dur mais ça va payer.

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