Système D... comme DGSI

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Selon une enquête de Mediapart, les services de contre-espionnage français manquent cruellement de moyens. Emblème de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Selon une enquête de Mediapart, les services de contre-espionnage français manquent cruellement de moyens. Emblème de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Tandis que débutent aujourd'hui les premières auditions des hauts responsables de la DGSI devant la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015, Mediapart se penche sur le quotidien des hommes et des femmes qui luttent, chaque jour, contre les terroristes. Loin de l'image cinématographique de James Bond, le travail de ces 3 400 agents secrets et 2 900 officiers du renseignement territorial (ex-Renseignements généraux) est entravé par un inquiétant manque de moyens. Les agents du contre-espionnage français doivent ainsi faire preuve d'un étonnant sens de la débrouille pour suppléer l'affligeante indigence dans laquelle ils évoluent. Malgré l'augmentation affichée des moyens qui leur sont alloués depuis les attentats, leur réalité est faite de bric et de broc.

« On (les) imagine tout-puissants, des Jack Bauer insubmersibles, connectés au monde entier en une nanoseconde. On se trompe », écrit Matthieu Suc, auteur de cette enquête. Le gouvernement a eu beau annoncer la création de 500 nouveaux postes au lendemain des attaques de janvier 2015 et 233 millions d'euros de crédits d'investissement, d'équipement et de fonctionnement, dont 12 millions d'euros affectés à la seule DGSI, les agents de l'État doivent travailler avec des bouts de ficelle.

Un incroyable dénuement

Leur tâche est énorme. Ils doivent garder un oeil sur les 600 Français partis en Syrie, les 240 rentrés et les 3 000...

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