Syrie-USA et Russie promettent de s'impliquer davantage

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 (Actualisé avec déclaration de Kerry et Lavrov) 
    MOSCOU, 24 mars (Reuters) - La Russie et les Etats-Unis ont 
promis jeudi d'user de leur influence auprès de Damas et de 
l'opposition syrienne pour sortir les négociations de Genève de 
l'impasse.  
    Moscou et Washington vont s'efforcer dans les jours qui 
viennent d'amener le président Bachar al Assad "à prendre les 
bonnes décisions" et à s'impliquer dans le processus de paix, a 
assuré le secrétaire d'Etat américain John Kerry, à l'issue d'un 
tête-à-tête de quatre heures avec Vladimir Poutine au Kremlin. 
    Le président russe a annoncé le 14 mars à la surprise 
générale le retrait partiel des forces russes engagées en Syrie 
et les puissances occidentales y ont vu une ouverture.   
    "La Russie va devoir se demander ce qu'elle doit faire pour 
aider M. Assad à prendre les bonnes décisions, mais nous sommes 
convenus aujourd'hui d'intensifier les efforts pour faire 
avancer le processus politique", a poursuivi John Kerry. 
    Sans dire si la Russie allait ou non faire pression sur le 
président syrien, son homologue russe Sergueï Lavrov s'est 
contenté d'annoncer qu'elle encouragerait toutes les parties à 
respecter les grands principes des discussions de Genève, menée 
sous l'égide de l'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura. 
    "Le processus politique doit conduire les Syriens à se 
prononcer eux-mêmes sur ce qu'ils veulent pour leur pays", 
a-t-il souligné.  
    John Kerry et lui ont par ailleurs promis de faire le 
nécessaire pour consolider la trêve entrée en vigueur le 27 
février, permettre l'acheminement d'aide humanitaire et la 
libération de détenus.  
    Après le cycle qui s'est achevé jeudi, Staffan de Mistura 
table sur le 9 avril pour la reprise des négociations indirectes 
et souhaite qu'elles portent sur le processus de transition, 
point le plus épineux du dossier.  
    "J'espère (...) que le prochain cycle de discussions ne 
portera pas à nouveau sur les principes - nous en avons 
suffisamment parlé. Il y a de nombreux points positifs, mais 
nous devons commencer à nous focaliser sur le processus 
politique", a-t-il déclaré jeudi à Genève, au dernier jour du 
cycle en cours.  
    Aucune des délégations ne s'est opposée au document qu'il a 
rédigé pour définir les principes directeurs des discussions, 
s'est-il félicité. Son objectif est donc de reprendre les 
discussions le 9 avril, mais certains parties pourraient ne pas 
y participer avant le 14, dans la mesure ou des élections 
législatives sont prévues le 13 en Syrie, a précisé le 
diplomate.  
      
 
 (John Irish et Stephanie Nebehay à Genève avec Lesley Wroughton 
et Denis Dyomkin à Moscou, Jean-Philippe Lefief pour le service 
français) 
 
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