Syrie: une vidéo attribuée à Daech met en scène un otage britannique à Kobané

le
0
Syrie: une vidéo attribuée à Daech met en scène un otage britannique à Kobané
Syrie: une vidéo attribuée à Daech met en scène un otage britannique à Kobané

La vidéo prouverait, une nouvelle fois, le goût du groupe de l'Etat Islamique pour la communication. Dans un vidéo attribuée à Daech et diffusée lundi soir sur la plateforme Youtube, on voit l'otage britannique John Cantlie «en reportage» dans la ville Syrienne de Kobané. Le photojournaliste de 43 ans, enlevé en novembre 2012 avec son confrère James Foley, y vante les progrès des troupes djihadistes dans la ville située à la frontière turque et critique la couverture médiatique occidentale.

La vidéo de 5 minutes et 32 secondes, intitulée «A l'intérieur de Kobané», a été identifiée par le site américain d'observation de la menace djihadiste Site. Selon cette même source la vidéo aurait été produite par la branche media «al-I'tisaam» de l'Etat Islamique avant d'être diffusée sur Twitter.

Après une brève introduction figurant des images tournées par un «drone de l'Etat Islamique» au dessus de la ville, John Cantlie apparaît devant la caméra, vêtu de noir, dans un format qui rappelle celui d'un envoyé spécial. «Je suis John Cantlie. Nous sommes ici en plein dans la prétendue zone de sécurité du PKK [Parti des travailleurs du Kurdistan, organisation armée Kurde, ndlr] qui est maintenant entièrement contrôlée par l'Etat Islamique», explique l'otage.

Sans que l'on puisse dire s'il lit un texte ou non, John Cantlie poursuit ensuite sur les  «médias occidentaux», dont il n'a pu «voir aucun journaliste ici à Kobané» mais qui «ont expliqué récemment que les combattants de l'Etat Islamique était en déroute». Un mensonge selon l'otage, qui livre ce qui serait sa version -- plus probablement celle de ses ravisseurs -- des combats à Kobané.

«D'où je me tiens, et je peux voir de grandes partie de la ville, [...] tout ce que je vois ce sont des combattants de l'Etat Islamique. Il n'y a pas de YPG, PKK ou de Peshmerga. Juste un grand nombre de membres de l'Etat Islamique, et ils ne sont ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant