Syrie: une année d'offensives sur Alep-Est

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Des soldats des forces gouvernementales syriennes dans le quartier Masaken Hanano, le 27 novembre 2016 à Alep-est ( AFP / GEORGE OURFALIAN )
Des soldats des forces gouvernementales syriennes dans le quartier Masaken Hanano, le 27 novembre 2016 à Alep-est ( AFP / GEORGE OURFALIAN )

Alep subit depuis début 2016 offensive sur offensive de la part des troupes du régime qui cherchent à reprendre les quartiers rebelles dans l'Est de la grande métropole du nord de la Syrie.

- Percée du régime avec l'aide russe -

Le 1er février 2016, le régime, aidé par des miliciens et des combattants du mouvement libanais chiite Hezbollah et avec le soutien de l'aviation russe, lance une offensive d'envergure contre les rebelles dans la province d'Alep.

Deux jours plus tard, l'armée syrienne réussit à resserrer l'étau autour des rebelles dans Alep après avoir coupé leur principale route d'approvisionnement, brisé le siège de deux villages et repris plusieurs localités.

En dix jours, l'offensive fait plus de 500 morts et pousse à la fuite des dizaines de milliers de civils bloqués à la frontière turque.

- Echec de deux trêves -

Le 27 février, une trêve est imposée par la Russie et les Etats-Unis, parrains respectifs du régime et de la rébellion. Mais dès le 22 avril, elle vole en éclats avec le début de raids acharnés du régime sur Alep. Les bombardements tuent près de 300 civils entre le 22 avril et le 5 mai, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

En juillet-août, les forces gouvernementales encerclent Alep-Est, imposant un blocus qui entraîne des pénuries de nourriture et de carburant. Les rebelles tentent à plusieurs reprises de briser le siège, mais aucune aide n'est depuis parvenue dans les quartiers est.

Le 12 septembre, une nouvelle trêve est initiée par les Américains et les Russes, mais elle vole en éclats après moins de dix jours.

- Nouvelles campagnes du régime -

Le 22 septembre, le régime lance une violente offensive terrestre appuyée par l'aviation russe pour reprendre les secteurs rebelles d'Alep.

Le 15 novembre, après un mois d'accalmie, la campagne de frappes est relancée: les quartiers rebelles subissent les bombardements les plus violents depuis deux ans, à coups de barils d'explosifs, d'obus et de roquettes.

Le 20 novembre, les troupes du régime entrent dans le quartier de Massaken Hanano (nord-est) dont elles s'emparent le 26.

Le 22 novembre, les civils fuient les zones de combat à Alep-Est au fur et à mesure de l'avancée des forces gouvernementales.

"Nos entrepôts sont vides nous n'avons plus rien à distribuer", affirme le directeur d'une association de charité, après sa dernière distribution d'aide dans deux quartiers du secteur oriental d'Alep.

Le 21 novembre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) affirme qu'"il n'y a actuellement aucun hôpital en service dans la partie assiégée de la ville". "Le temps est compté" pour l'est d'Alep, avait averti la veille l'émissaire de l'ONU Staffan de Mistura.

27 novembre, près de dix mille civils ont fui Alep-Est après la chute de quartiers rebelles, dont Massaken Hanano.

Le 28 novembre, les rebelles perdent le contrôle de tout le nord-est d'Alep. Le régime coupe Alep-Est en deux.

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