Syrie-Un général iranien tué près d'Alep, où l'EI gagne du terrain

le , mis à jour à 13:27
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(Précisions biographiques, détails sur les combats) BEYROUTH, 9 octobre (Reuters) - Un haut commandant des Gardiens de la révolution islamique (GRI) en Iran, le général Hossein Hamadani, a été tué dans la région d'Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, où il conseillait les forces du président Bachar al Assad, ont annoncé vendredi les GRI. La mort de cet officier de la Force Al Qods, l'unité d'élite des Gardiens de la révolution, remonte à jeudi soir, précise un communiqué des GRI qui ajoute que le général avait "joué un rôle important pour renforcer le front de la résistance islamique contre les terroristes". "Pendant des années, Hamadani avait joué un rôle très important de conseiller en Syrie", a déclaré le parlementaire iranien Esmail Kosari, cité par l'agence de presse Tasnim. "Il avait notamment contribué à empêcher la chute de Damas. Puis il était rentré chez lui à la fin de sa mission. Il était retourné en Syrie pour quelques jours en raison de sa profonde connaissance du terrain." Le général Hamadani avait orchestré, en tant que commandant de la force du Grand Téhéran, la répression des manifestations de l'opposition iranienne en 2009-2010. Il avait par la suite été envoyé en Syrie pour "conseiller l'armée syrienne dans la lutte contre le groupe Etat islamique", disent les GRI. Ancien combattant de la guerre Iran-Irak (1980-88), il avait été nommé commandant adjoint de la force Al Qods en 2005. L'EI À MOINS DE 2 KM D'ALEP L'Iran est avec la Russie le principal allié du président syrien Bachar al Assad, qu'il soutient sur les plans militaire et économique. Téhéran, qui nie avoir déployé des forces militaires en Syrie, déclare fournir "des conseils militaires" aux forces pro-Assad. Selon des sources contactées par Reuters, plusieurs centaines de soldats iraniens sont arrivés depuis la fin septembre en Syrie pour prendre part à une grande offensive terrestre des forces loyalistes dans l'ouest et le nord-ouest de la Syrie coïncidant avec le début de frappes aériennes russes. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte de son côté que les combattants de l'Etat islamique (EI) ont conquis ces derniers jours plusieurs villages jusqu'alors contrôlés par des groupes rebelles rivaux dans la périphérie d'Alep, en dépit des raids de la Russie censés les viser. La prise de ces villages, dont ceux de Tel Soussine et Tel Karah, constitue le gain territorial le plus important de l'organisation djihadiste depuis le mois d'août dans cette région, note l'OSDH, qui précise que ses combattants sont désormais à moins de deux km de la zone industrielle du nord d'Alep tenue par les forces de Bachar al Assad et leurs alliés. Les bombardements russes entamés il y a dix jours se sont concentrés pour le moment sur les régions du nord-ouest et du centre de la Syrie où plusieurs groupes rebelles, dont le Front al Nosra lié à Al Qaïda et Ahrar al Cham, menaçaient directement le pays alaouite le long de la côte méditerranéenne, fief de la communauté de Bachar al Assad. Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdoulrahmane, seules 10% des frappes russes ont effectivement visé des positions de l'EI. De nouveaux raids ont été menés vendredi matin dans les régions de Hama et Idlib, a rapporté l'OSDH. (Tom Perry et Dominic Evans, avec Parisa Hafezi à Ankara; Tangi Salaün et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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