Syrie : Trump arme les Kurdes au risque d'exaspérer la Turquie

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Syrie : Trump arme les Kurdes au risque d'exaspérer la Turquie
Syrie : Trump arme les Kurdes au risque d'exaspérer la Turquie

A moins d'une semaine d'une visite du président turc Recep Tayyip Erdogan à Washington le 16 mai, l'administration Trump a décidé d'armer les milices kurdes YPG de Syrie pour les aider à reprendre la ville de Raqqa, le fief de Daech, au risque de provoquer la colère d'Ankara. Le ministre français de la Défense a, par ailleurs, indiqué «qu'il y aurait une continuité de l'engagement français dans la coalition» conduite par les Etats-Unis (encadré ci-dessous), malgré le changement de présidence.

 

 

L'administration américaine s'était jusqu'à présent toujours refusée à aller contre l'avis de la Turquie, pays membre de l'Otan, qui considère les milices kurdes (Unités de protection du peuple kurde, YPG) comme la branche syrienne des séparatistes kurdes de Turquie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).  

 

 

L'efficacité des milices kurdes

 

 

Le président américain a autorisé le Pentagone à «équiper» les milices kurdes «autant que nécessaire pour remporter une nette victoire sur Daech» dans cette ville, a déclaré le porte-parole du Pentagone Jeff Davis. L'administration Trump a finalement décidé de valider le diagnostic posé depuis des mois par le Pentagone, selon lequel les milices kurdes sont le seul allié en Syrie capable de mener rapidement l'assaut contre Raqqa et de porter un coup décisif au groupe Etat islamique.

 

 

«Les YPG sont le fer de lance de la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS)», a précisé Jeff Davis. «Nous sommes pleinement conscients des inquiétudes des Turcs pour leur sécurité», a-t-il ajouté. Les milices kurdes et leurs alliés arabes ont réalisé la plus grande partie des avancées contre Daech, avec le soutien des frappes aériennes de la coalition et de conseillers militaires américains.

 

 

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