Syrie : quand Bachar el-Assad veut séduire les Européens

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Le président Bachar el-Assad a répondu aux questions des journalistes du Spiegel.
Le président Bachar el-Assad a répondu aux questions des journalistes du Spiegel.

Bachar el-Assad parvient à souffler le chaud et le froid à quelques secondes d'intervalle. Dans un entretien accordé à l'hebdomadaire allemand Spiegel, le président syrien verrait bien Berlin jouer le rôle de médiateur dans la guerre civile qui meurtrit son pays. "J'aimerais que des représentants allemands viennent en Syrie pour discuter de la réalité", reconnaît le secrétaire général du parti Ba'ath qui a succédé en 2000 à son père, Hafez el-Assad, mort après trois décennies de pouvoir sans partage. Pas de négociations avec les opposants

Cette demande ne doit toutefois pas être interprétée comme une concession de taille de la part de ce dirigeant qui n'hésite pas à bombarder ses propres concitoyens afin de rester au pouvoir. D'autant que les Allemands ont fait preuve d'une remarquable discrétion au plus fort de la crise ouverte par l'attaque chimique de la Ghouta, Merkel comme son adversaire du SPD se prononçant ouvertement contre toute intervention contre Damas. Pire, quand le magazine lui demande si un cessez-le-feu pourrait être conclu dans les prochaines semaines, cet ophtalmologue de formation douche froidement les espoirs des partisans de la paix. Négocier "avec les militants ? Non. Car par définition, une opposition politique ne possède pas d'armée." On voit mal dans ce contexte des émissaires allemands trouver une solution au conflit si le gouvernement local refuse de parler avec ses opposants...

"Nous sommes très...

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