Syrie : Poutine ou la surprise du chef

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Des assiettes célèbrent l'amitié du président Poutine et de Bachar el-Assad dans le souk de Damas le 4 février 2016. 
Des assiettes célèbrent l'amitié du président Poutine et de Bachar el-Assad dans le souk de Damas le 4 février 2016. 

Il y a quelques jours, Vladimir Poutine avait annoncé le retrait de l'essentiel des forces russes déployées il y a six mois en Syrie, un retour au bercail largement couvert par les médias moscovites. Le corps expéditionnaire a cependant de beaux restes à en juger par la reconquête de Palmyre, le week-end dernier. L'armée de Bachar el-Assad et ses nombreux supplétifs n'auraient pas été en mesure de reprendre aussi rapidement à Daech « la perle du désert » sans l'appui de l'allié russe. Et celui-ci a été massif.

Dans les airs d'abord, avec l'intervention des bombardiers d'attaque puis des hélicoptères d'assaut qui ont « fait un carton » sur les colonnes de combattants fuyant la ville à travers le désert syrien. D'où les pertes record enregistrées par Daech : 400 morts selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Mais le savoir-faire russe s'est également manifesté au sol. Il a notamment permis d'écouter les communications radio de l'ennemi et un officier syrien a reconnu que la bataille avait été coordonnée à partir d'un poste de commandement conjoint aux deux armées.

Expert en coups de théâtre, Vladimir Poutine s'est cette fois surpassé. En infligeant une défaite majeure aux fanatiques de l'EI, il sort de l'ambiguïté qu'avait fait naître sa propension à frapper d'autres groupes rebelles, certes plus menaçants pour la survie du régime de Bachar el-Assad, mais...

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  • delapor4 il y a 8 mois

    Vive Assad, vive Poutine, vive la Syrie libre et honte éternelle à Fabius et Hollande !