Syrie : pourquoi la Russie a viré de bord à l'ONU

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En dévoilant jeudi un projet de résolution à l'Onu condamnant la répression en Syrie, ce qu'elle avait jusqu'alors refusé de faire, Moscou tente de préserver ses intérêts dans le pays et dans la région.

«La position de la Russie devenait intenable»: ce constat d'un diplomate occidental à l'ONU traduit la prise de conscience qui a conduit Moscou à prendre ses distances avec le régime de Damas, dix mois après le début d'une répression qui a fait 5000 morts. Lundi, l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, qui exerce la présidence tournante du Conseil de sécurité, s'était dit «troublé» par ce bilan des victimes, dans un rapport officiel des Nations Unies. La description «effroyable» des violences infligées à la population syrienne avait suscité l'indignation des membres du Conseil, dont celle de l'ambassadeur français.

En Russie, cette indignation a commencé à trouver un écho dans la presse et dans l'opinion, au moment où la fraude électorale observée lors des récentes élections suscite un fort mécontentement. Mais, selon les observateurs à l'ONU, c'est avant tout le constat que le régime de Bachar el-Assad est désormais condamné qui a conduit Mosc

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