Syrie : pourquoi Bachar el-Assad peut remercier l'Occident

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Le président syrien sortant Bachar el-Assad et sa femme Asma, déposant leur bulletin de vote pour la présidentielle dans le bureau de Maliki, au centre de Damas.
Le président syrien sortant Bachar el-Assad et sa femme Asma, déposant leur bulletin de vote pour la présidentielle dans le bureau de Maliki, au centre de Damas.

C'est sans doute l'image de la présidentielle syrienne. Le pays a beau être à feu et à sang, Bachar el-Assad se prête tout sourire à un selfie en compagnie d'un groupe de jeunes Syriens après avoir voté mardi au côté de sa splendide épouse Asma dans un bureau de Damas. Un véritable pied de nez à ses opposants, à qui il signifie d'ores et déjà sa victoire, un jour avant sa proclamation officielle avec 88,7 % des voix. Il faut dire que le scrutin était uniquement organisé dans les régions contrôlées par le gouvernement, soit 40 % du territoire syrien, où le président a eu beau jeu de se présenter comme l'unique rempart face au "terrorisme" et au chaos. Surtout, Damas a pris soin d'éliminer tous ses opposants de la course à la fonction suprême, les candidats devant impérativement résider en Syrie depuis au moins dix ans, ce qui exclut de facto tous les révolutionnaires qui ont dû fuir le pays depuis le début de la révolte en mars 2011. Une situation ubuesque parfaitement résumée par l'opposant en exil Michel Kilo, pour qui Bachar el-Assad annonce en somme au monde entier : "Oubliez une solution politique internationale. C'est moi qui sors victorieux de ce conflit, c'est moi qui décide. Vous avez perdu." Défaite de l'Occident Car la réélection de Bachar el-Assad pour un troisième mandat consécutif n'est que le point d'orgue de la reprise en main du conflit par le régime syrien. Le printemps 2014 a vu les forces de Bachar...

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  • dupon666 le mercredi 11 juin 2014 à 00:01

    quand on voit l'etat de l'iraq,de la libye et de l'afghanistan,on peut se dire que la syrie n'a rien à esperer de positif sans assad...

  • a.guer le jeudi 5 juin 2014 à 16:56

    ouf, le monde aura échappé à une nouvelle république "islamique" ! Les Syriens comme les Egyptiens semblent avoir compris que pour les diriger, un bon dictateur vaut mieux qu'un simulacre de gouvernement démocratique

  • noterb1 le jeudi 5 juin 2014 à 11:11

    Porochenko a été élu et reconnu en Ukraine malgré un vote partiel , en toute logique El Assad va bénéficier du même constat... à moins que ! à moins que les USA décident le contraire . les maitres du monde aiment désigner leur propre candidat .

  • scred le jeudi 5 juin 2014 à 09:17

    résidant depuis 10 ans en Syrie me parait la moindre des choses.

  • 35924358 le jeudi 5 juin 2014 à 07:02

    "Il faut dire que le scrutin était uniquement organisé dans les régions contrôlées par le gouvernement, soit 40 % du territoire syrien, où le président a eu beau jeu de se présenter comme l'unique rempart face au "terrorisme" et au chaos". Mascarade de démocratie qui n'existe en réalité qu'en Occident (y compris Israel, unique démocratie du Proche Orient)

  • Berg690 le mercredi 4 juin 2014 à 23:06

    Article à lire entièrement,ça vaut son pesant de cacahuètes. Comment dire, si ce journaliste(Armin Arefi) était architecte ,ce n'est pas vers lui que je me tournerai pour étudier ma maison.