Syrie : pourquoi Bachar el-Assad est menacé

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Le président syrien a subi samedi un nouveau revers majeur avec la chute de la ville stratégique de Jisr al-Choughour, un mois après avoir cédé celle d'Idleb (Nord-Ouest).
Le président syrien a subi samedi un nouveau revers majeur avec la chute de la ville stratégique de Jisr al-Choughour, un mois après avoir cédé celle d'Idleb (Nord-Ouest).

Inébranlable la semaine dernière sur France 2, Bachar el-Assad masque à merveille ses défaites sur le front face à la rébellion syrienne. Pourtant, le maître de Damas a une nouvelle fois subi samedi un revers majeur en enregistrant la perte de la ville stratégique de Jisr al-Choughour, un mois après celle d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. "Il s'agit d'une avancée considérable pour les rebelles car la prise de Jisr al-Choughour leur ouvre la voie de Hama (centre) et surtout de Lattaquié", souligne Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), ONG basée à Londres disposant d'un vaste réseau de militants et de médecins en Syrie.Située sur la côte méditerranéenne, la ville de Lattaquié est vitale pour le régime syrien. Fief de la communauté alaouite (secte issue du chiisme minoritaire en Syrie), à laquelle appartient Bachar el-Assad, elle fournit au pouvoir et à l'armée syrienne un grand nombre de ses cadres, et assure le ravitaillement en armes et en vivres de la capitale. "L'axe Lattaquié-Homs-Damas est la colonne vertébrale du régime qui reste aujourd'hui solide", rappelle Fabrice Balanche, maître de conférences à l'université Lyon-2 et directeur du Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient. "Mais si leur fief était attaqué, les Alaouites pourraient délaisser la bataille de Damas, où le régime syrien possède toutes ses infrastructures." Comme à son...

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