Syrie : pour les insurgés d'Alep, «le régime est à bout»

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REPORTAGE - Au-delà de l'affrontement militaire, les rebelles d'Alep ont pris confiance et veulent gagner la bataille de l'opinion.

De notre envoyé spécial à Alep

Dans le bureau du proviseur, le commandant rebelle Hadji Marah prépare la défense d'Alep avec ses subordonnés. L'école décorée de fresques de Bob l'Éponge (appelé ici Spong Pop) est le quartier général des rebelles. «Abou Hamza prendra ce secteur, toi tu seras ici à Tariq el-Bab», indique-t-il à l'un d'eux, en montrant les zones concernées sur un plan d'Alep dessiné au stylo-bille. La porte du bureau grince atrocement quand les rebelles entrent et sortent. Deux kalachnikovs sont posées contre la mappemonde dans un coin de la pièce.

Le portable de Hadji Marah n'arrête pas de sonner. «Hein, quoi? Qu'est-ce que vous voulez? Vous craignez des représailles du gouvernement? Mais il n'y a plus de gouvernement! Nous sommes le gouvernement!», répond-t-il avec humeur à un mystérieux correspondant.

Le commandant Hadji Marah est l'un des principaux chefs de l'Armée syrienne libre dans Alep. Ces groupes se sont rebaptisés «Brigades de l'

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