Syrie-Obama dubitatif sur les zones de sécurité, Merkel précise

le
0
 (actualisé avec précisions, déclarations d'Obama sur la 
situation en Syrie) 
    HANOVRE, Allemagne, 24 avril (Reuters) - Barack Obama a 
déclaré dimanche qu'il serait très difficile de voir comment des 
"zones de sécurité" pourraient fonctionner en Syrie sans un 
large engagement militaire, tandis qu'Angela Merkel précisait 
qu'il ne s'agissait pas de zones de sécurité classiques. 
    Samedi, lors d'une visite à Gaziantep en Turquie, la 
chancelière allemande a déclaré que l'Allemagne souhaitait 
l'établissement de zones spéciales de sécurité en Syrie, près de 
la frontière avec la Turquie, pour protéger les réfugiés. 
  
    "La question autour d'une zone de sécurité en territoire 
syrien n'est pas une question d'objection idéologique de ma 
part", a déclaré le président américain lors d'une conférence de 
presse avec la chancelière allemande. "(...) Il s'agit d'un 
question très pratique sur la façon dont nous pourrions le 
faire." 
    Le président américain a dressé dimanche la liste d'un 
certain nombre de questions que l'on pouvait se poser au sujet 
de ce genre de zones, et notamment de savoir quels pays 
enverraient des "troupes au sol à l'intérieur de la Syrie". 
    Angela Merkel a pour sa part précisé qu'elle n'était pas 
favorable à des zones de sécurité classiques en Syrie qui 
nécessiteraient d'être protégées par des forces étrangères, mais 
a dit estimer que les négociations de paix à Genève pourraient 
permettre de se mettre d'accord sur des zones où les Syriens qui 
fuient la guerre pourraient se mettre à l'abri des 
bombardements. 
    "Je crois que si vous aviez suivi ce que j'ai dit hier en 
Turquie, c'est quelque chose qui doit sortir des discussions de 
paix de Genève; il ne s'agit pas de zones de sécurité 
classiques", a dit la chancelière. 
    "Peut-on, quand on parle d'un cessez-le-feu, identifier les 
régions, dans les discussions entre les partenaires de 
négociations à Genève, où les gens pourraient se sentir 
particulièrement en sécurité ? Il ne s'agit pas d'exercer une 
influence de l'extérieur, mais plutôt de l'intérieur des 
discussions", a ajouté la chef du gouvernement allemand. 
    Barack Obama a également fait part dimanche de sa 
préoccupation devant l'amplification de la violence en Syrie où 
l'armée gouvernementale bombarde les positions rebelles avec de 
plus en plus d'intensité, autour d'Alep notamment. 
    "Nous restons profondément préoccupés par l'amplification 
des combats observée en Syrie ces dernier jours et nous 
continuons de juger que la seule solution durable est une 
solution politique qui passe par la formation d'un gouvernement 
représentant tous les Syriens", a dit le président américain. 
    L'émissaire spécial de l'Onu pour la Syrie, Staffan de 
Mistura, a souhaité que les discussions de paix entre le 
gouvernement et l'opposition syrienne reprennent la semaine 
prochaine en Suisse mais le HCN, principale structure de 
représentation de l'opposition, a dit suspendre sa participation 
compte tenu de l'intensification de la violence sur le terrain. 
  
 
 (Roberta Rampton et Andreas Rinke; Danielle Rouquié et Nicolas 
Delame pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant