Syrie-Moscou nie avoir visé la ville d'Idlib

le , mis à jour à 19:40
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 (Actualisé avec autres bombardements et combats, 4 derniers 
paras) 
    BEYROUTH, 31 mai (Reuters) - L'Observatoire syrien des 
droits de l'homme (OSDH) a accusé mardi la Russie d'avoir tué au 
moins 23 personnes dans la nuit de lundi à mardi dans des 
frappes aériennes visant la ville d'Idlib, mais Moscou dément 
toute implication dans ces bombardements. 
    "Aucun avion russe n'a mené de mission de combat et même 
aucune frappe aérienne, dans la province d'Idlib", a déclaré un 
porte parole du ministère russe de la Défense, cité par l'agence 
Interfax. 
    L'OSDH indiquait plus tôt des bombardements russes avaient 
visé plusieurs positions dans la ville, dont une cible située 
près d'un hôpital. Sept enfants figurent au nombre des victimes, 
a dit la directeur général de l'OSDH, Rami Abdoulrahmane, qui 
redoute que le bilan s'alourdisse. 
    Des secouristes ont travaillé toute la nuit et ont retrouvé 
quelques survivants, dont un enfant, dans les décombres des 
bâtiments détruits, indique la Défense civile d'Idlib sur sa 
page Facebook. 
    Le ministère turc des Affaires étrangères évoque de son côté 
un bilan beaucoup plus lourd, accusant la Russie d'avoir tué 
plus de 60 personnes et blessé environ 200 autres dans des 
attaques ayant visé un hôpital et une mosquée. Dans un 
communiqué, il demande à la communauté internationale d'agir au 
plus vite contre les "crimes indéfendables" des gouvernements 
russe et syrien. 
    Toujours dans la province d'Idlib, des avions non identifiés 
ont bombardé un camp d'entraînement du groupe insurgé Ahrar al 
Cham, dans le secteur de Cheikh Bahar, faisant un nombre 
important de morts et de blessés, a rapporté mardi l'OSDH. 
    La province d'Idlib est en grande partie aux mains d'Ahrar 
al Cham et du Front al Nosra, la branche syrienne d'Al Qaïda. 
    A Alep, grande ville du nord-ouest de la Syrie scindée en 
une partie sous le contrôle des insurgés et une autre aux mains 
du régime, l'armée de Bachar al Assad a intensifié ses 
bombardements contre la "route de Castello", qui relie la 
frontière turque à la ville et reste la seule voie que peuvent 
emprunter les civils et les rebelles pour entrer et sortir de la 
métropole. 
    Dans les banlieues sud de Damas, l'armée syrienne a continué 
de progresser dans un secteur où elle a gagné du terrain voici 
près de deux semaines, ont rapporté l'OSDH et une source 
rebelle. L'armée s'est emparée d'une bonne partie de la ville de 
Mahamadieh et de Beït Naïem, consolidant ses gains enregistrés 
de concert avec ses alliés du Hezbollah libanais, précise 
l'OSDH.     
 
 (Tom Perry; Nicolas Delame et Eric Faye pour le service 
français) 
 
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