Syrie : les quartiers rebelles d'Alep pourraient «être totalement» détruits dans deux mois

le , mis à jour à 22:48
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Syrie : les quartiers rebelles d'Alep pourraient «être totalement» détruits dans deux mois
Syrie : les quartiers rebelles d'Alep pourraient «être totalement» détruits dans deux mois

«Dans deux mois, deux mois et demi au maximum, à ce rythme, la partie est d'Alep risque d'être totalement détruite». Ce jeudi, Staffan de Mistura, l'envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie, a lancé un cri d'alerte devant l'offensive de l'armée syrienne contre les quartiers rebelles de la ville. Tant et si bien que jeudi soir, la Russie a demandé une réunion en urgence du Conseil de sécurité des Nations unies pour pouvoir entendre un compte-rendu de l'envoyé onusien, une demande qui est intervenue après la visite du chef de la diplomatie française,Jean-Marc Ayrault à Moscou. Ce dernier se rendra vendredi à Washington.

 

Staffan de Mistura s'en est justement pris à la Russie, suggérant que Moscou bombardait sans discrimination une ville abritant des centaines de milliers de civils pour tenter d'éradiquer seulement quelques centaines de djihadistes.  Il a appelé les 900 combattants de l'organisation Front Fateh al-Cham (ex Front al-Nosra, branche syrienne d'Al Qaïda) à quitter ces quartiers. «Si vous décidez de partir en dignité et avec vos armes , a-t-il insisté, je suis personnellement prêt à vous accompagne».

 

 

 

 

 

Les forces du régime syrien gagnaient jeudi du terrain à Alep au lendemain de l'annonce par Damas d'une réduction de ses bombardements des quartiers rebelles de la ville, alors que de nouveaux efforts diplomatiques sont déployés pour tenter d'apaiser les souffrances des civils. Ceux qui ne profiteront pas de la réduction des bombardements pour quitter la partie orientale d'Alep connaîtront un «sort inévitable», a averti l'armée syrienne.

 

Le régime de Bachar al-Assad a lancé le 22 septembre une violente offensive avec son allié russe pour reprendre les secteurs rebelles d'Alep, où vivent environ 250.000 personnes assiégées dans la partie est de cette deuxième ville de Syrie. Quelque 250 000 habitants, dont 100 000 enfants, sont pris au piège dans les ...

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