Syrie : les peshmergas irakiens font leur entrée dans Kobané assiégée

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Syrie : les peshmergas irakiens font leur entrée dans Kobané assiégée
Syrie : les peshmergas irakiens font leur entrée dans Kobané assiégée

Leur venue était très attendue. Cent-cinquante peshmergas, ces combattants kurdes irakiens, sont entrés vendredi soir dans la ville syrienne de Kobané, assiégée depuis six semaines par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).  En provenance de Suruç, la ville frontalière turque toute proche, ils ont «ouvert une voie avec des bulldozers à partir de Tall al-Chaïr pour accéder à la ville et ne sont pas entrés par le poste-frontière de Mursitpinar», juste au nord de Kobané, a indiqué le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) Rami Abdelrahmane.

Leur entrée dans la ville a été précédée par de nouvelles frappes des forces de la coalition contre des positions jihadistes à Kobané qui a fait état par ailleurs de violents combats opposant vendredi soir des jihadistes aux milices kurdes syriennes (Unités de protection du peuple, YPG), selon l'OSDH.

Acclamés par des centaines de Kurdes

Les renforts irakiens, qui se trouvaient à Suruç depuis quarante-huit heures, avaient pris peu avant 21h30 locales (19h30, à Paris) la direction de la frontière syrienne, à quelques kilomètres de là, escortés par l'armée turque et acclamés par des centaines de Kurdes, selon un journaliste de l'AFP.

Ce vendredi, le président Recep Tayyip Erdogan, qui n'a accepté de laisser des peshmergas transiter par son pays le 20 octobre que sous la pression américaine, a de nouveau critiqué la stratégie de la coalition. «Pourquoi les forces de la coalition bombardent continuellement cette ville de Kobané? (...) Pourquoi pas d'autres villes, pourquoi pas Idleb (nord de la Syrie)?», s'est interrogé le président turque à Paris, où il était reçu par le président français François Hollande. «On ne parle que de Kobané, qui est à la frontière turque et où il n'y a presque plus personne à part 2.000 combattants», a-t-il ajouté.

La coalition y a mené bon nombre de frappes aériennes, en appui des Unités de ...

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