Syrie-Les négociations ne sont plus d'actualité, selon Moscou

le , mis à jour à 12:26
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 (Actualisé avec porte-parole du Kremlin) 
    MOSCOU, 1er novembre (Reuters) - L'incapacité des puissances 
occidentales à faire cesser les violences commises par les 
extrémistes islamistes syriens a entraîné le report à une date 
indéfinie du processus de paix, a estimé mardi le ministre russe 
de la Défense.  
    Malgré la "pause" observée depuis le 18 octobre par 
l'aviation russe, qui appuie l'armée syrienne depuis deux ans, 
les rebelles soutenus par les Occidentaux s'en sont pris aux 
civils d'Alep, a déclaré Sergueï Choïgou, devant les caméras de 
télévision.  
    "En conséquence, le lancement du processus de négociations 
et le retour à une vie paisible en Syrie sont reportés pour une 
durée indéfinie", a-t-il annoncé.  
    Les insurgés qui tiennent les quartiers orientaux d'Alep ont 
lancé vendredi une contre-offensive pour tenter de rompre le 
siège des forces gouvernementales. Vladimir Poutine avait averti 
le mois dernier que l'attitude de l'aviation russe dépendrait de 
celle des rebelles et de leurs alliés occidentaux. 
    "Pour le moment, la pause se poursuit, l'évacuation de la 
population civile d'Alep est rendue possible, les conditions 
sont créées pour (l'acheminement de) l'aide humanitaire. Mais 
tout cela est impossible si les terroristes continuent à tirer 
sur les quartiers, sur les corridors humanitaires, à lancer des 
offensives et à se cacher derrière des boucliers (humains)", a 
souligné mardi Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.  
    "Il est temps pour nos collègues occidentaux de déterminer 
qui ils combattent, les terroristes ou la Russie. Peut-être 
ont-ils oublié de quelle main des innocents ont été tués en 
Belgique, en France, en Egypte et ailleurs ?", a quant à lui 
poursuivi Sergueï Choïgou, évoquant notamment les attentats du 
22 mars à Bruxelles et du 13 novembre à Paris.  
    "Pouvons-nous conclure des accords avec une telle opposition 
? Pour éradiquer les terroristes de Syrie, il faut agir ensemble 
et ne pas semer la pagaille dans les efforts de ses partenaires, 
parce que les rebelles en tirent parti", a souligné le ministre, 
qui s'adressait à des membres de l'état-major russe.  
    Il s'est par ailleurs étonné que des navires russes en 
transit vers la Syrie n'aient pas été autorisés à accoster dans 
des ports européens de Méditerranée pour y refaire le plein. 
 
 (Katya Golubkova et Denis Pinchuk, Jean-Philippe Lefief pour le 
service français) 
 
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  • charleco il y a un mois

    Ils vont dire que c'est de la faute de Poutine.