Syrie : les ex-otages livrent des détails de leur «rude » détention

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Syrie : les ex-otages livrent des détails de leur «rude » détention
Syrie : les ex-otages livrent des détails de leur «rude » détention

De nombreuses zones d'ombre planent encore sur leur détention et leur libération. Les quatre otages français qui ont regagné la France ce dimanche sont restés aux mains des ravisseurs de l'Etat Islamique d'Irak et du Levant (EIIL) de juin 2013 jusqu'au 18 avril 2014.

Aujourd'hui libres, les ex-otages, marqués, amaigris mais souriants, Nicolas Hénin, Didier François, Edouard Elias et,Pierre Torres ont livré quelques détails sur leur captivité.

Des caves et de multiples lieux de détention

La phrase a marqué. Lorsque Didier François, reporter d'Europe 1 a retrouvé la liberté dans la nuit de vendredi à samedi, sa première grande émotion a été de «voir le ciel», comme il l'a exprimé devant les télévisions turques. L'ex-otage de 53 ans, qui s'est exprimé plus longuement que ses confrères, a expliqué ce dimanche que tous étaient «restés dix mois complets dans des sous-sols sans voir le jour». Les ex-otages, au teint blême, n'ont connu que les caves, parfois allumées par des néons obsolètes, parfois dans le noir complet.

Journaliste pour Le Point Nicolas Hénin, a précisé pour sa part qu'il était «passé par une dizaine de lieux de captivité... La plupart du temps, avec d'autres personnes, notamment Pierre Torrès (photojournaliste de 29 ans) qui m'a rejoint assez vite. Cela a été une longue errance de lieux de détention en lieux de détention».

Selon Christophe Deloire, secrétaire de Reporter Sans Frontières qui s'est longuement entretenu avec les ex-otages, ces derniers ont vécu une parenthèse de quinze jours qu'ils ont surnommée avec humour «Bed & breakfast». Pendant cette quinzaine, les ex-otages ont eu l'autorisation de prendre leur petit-déjeuner dehors au soleil, a-t-il expliqué sur RTL. Ce qu'a confirmé Nicolas Hénin samedi sur France 24 : «D'habitude nous n'étions pas très bien nourris et là, les gardiens nous ont apporté un repas au dessus de l'ordinaire, nous demandant si on ...

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