Syrie-Le recours aux armes chimiques devient habituel-diplomate US

le
1

AMSTERDAM, 23 novembre (Reuters) - Le recours aux armes chimiques est devenu habituel en Syrie, comme l'ont montré récemment des bombardements au chlore et au gaz moutarde, a déploré Rafael Foley, représentant des Etats-Unis à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Selon un rapport confidentiel de l'OIAC daté du 29 octobre, "au moins deux personnes" ont été exposées le 21 août au gaz moutarde à Marea, localité située au nord d'Alep. Il s'agissait de la première confirmation de l'utilisation de ce gaz depuis la destruction de l'arsenal chimique syrien, supervisée par l'organisation, il y a deux ans. Le rapport de l'OIAC ne dit rien des responsabilités, mais le gaz moutarde aurait été employé lors de combats entre djihadistes de l'Etat islamique et membres d'autres mouvements rebelles, ainsi que dans des secteurs aux mains des insurgés attaqués par les forces gouvernementales, dit-on de sources diplomatiques. Si tel est le cas, ajoute-t-on, les djihadistes pourraient avoir trouvé le moyen de produire du gaz moutarde, à moins qu'ils ne soient tombés sur un stock clandestin. "La triste réalité est que l'utilisation des armes chimiques devient habituelle dans la guerre civile syrienne", a déclaré Rafael Foley lors d'une réunion extraordinaire du Conseil exécutif de l'OIAC, selon un compte rendu adressé lundi à Reuters. "Il n'y a pas de plus grande menace en ce moment pour la Convention et les règles contre les armes chimiques que l'usage continu de telles armes contre le peuple syrien", a-t-il poursuivi, montrant Damas du doigt. "Le régime syrien continue à recourir à des armes chimiques contre son peuple au mépris de ses obligations vis-à-vis de la Convention sur les armes chimiques", a ajouté le diplomate. (Anthony Deutsch, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Marc Angrand)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • charleco le lundi 23 nov 2015 à 18:02

    Ce n'est pas Assad qui avait utilisé les gaz, mais les islamistes : c'était un false flag pour accuser Assad. Maintenant, si les différents groupes s'exterminent eux-mêmes, on ne va pas pleurer. Merci la Turquie.