Syrie-Le médiateur de l'Onu propose des groupes de travail

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NATIONS UNIES, 29 juillet (Reuters) - Le médiateur des Nations unies dans le conflit en Syrie, Staffan de Mistura, a proposé mercredi de convier les belligérants à des groupes de travail censés avancer sur la voix d'un règlement politique. Dans l'esprit du diplomate italien, ces groupes de travail seraient un moyen de sortir le processus de paix de l'impasse et de contourner le refus des parties impliquées dans le conflit de participer à des pourparlers de paix formels. Quatre groupes seraient constitués pour traiter (1) de la sécurité et de la protection, (2) des sujets politiques et constitutionnels, (3) des questions militaires et, enfin, (4) des sujets liés aux structures publiques, à la reconstruction et au développement. L'idée, exposée mercredi au Conseil de sécurité des Nations unies, a été retenue par le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon. L'Onu parraine un introuvable processus de paix censé mettre en oeuvre la déclaration adoptée en juin 2012 à Genève. Ce "Communiqué de Genève", signé par les puissances mondiales, appelait à une transition en Syrie "qui réponde aux aspirations légitimes du peuple syrien et lui permette de déterminer lui-même son avenir en toute indépendance et de façon démocratique" sans régler la question de l'avenir du président Bachar al Assad. "Malheureusement, il n'y a pas encore de consensus sur la manière d'avancer sur le Communiqué ou sur une négociation formelle", a noté Staffan de Mistura, dont les deux prédécesseurs, Kofi Annan et Lakhdar Brahimi, ont démissionné face à l'absence de toute avancée possible. "J'ai l'intention maintenant d'inviter les Syriens en parallèle, ou simultanément, à des discussions thématiques à travers des groupes de travail inter-syriens concernant des aspects clés du Communiqué (...)", a poursuivi le diplomate, qui a mené depuis début mai des consultations informelles avec les parties impliquées. L'ambassadeur de Syrie auprès des Nations unies, Bachar Jaafari, a indiqué que Damas étudierait sa proposition. Depuis le début de la crise syrienne, en mars 2011, qui a évolué par la suite en guerre civile, les violences et les combats ont fait au moins 250.000 morts, a dit Ban Ki-moon. Plus de quatre millions de Syriens se sont dans le même réfugiés à l'étranger tandis que 7,6 millions d'autres ont été déplacés. (Michelle Nichols; Henri-Pierre André pour le service français)

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