Syrie : la volte-face de François Hollande

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Le président de la République a annoncé le début dès mardi de vols de reconnaissance d?avions français en Syrie, prélude à des frappes contre l?EI.
Le président de la République a annoncé le début dès mardi de vols de reconnaissance d?avions français en Syrie, prélude à des frappes contre l?EI.

Une anomalie est en passe d'être corrigée. Engagée depuis un an en Irak dans la coalition internationale contre l'organisation État islamique (EI), la France refusait jusqu'ici de frapper les djihadistes dans leur fief syrien, de peur de renforcer Bachar el-Assad, qu'elle juge illégitime. Mais pressé d'agir après la fusillade du Thalys le 21 août dernier ainsi que par le drame des migrants, François Hollande a décidé de revoir sa stratégie en Syrie. À l'occasion de sa sixième conférence de presse, le président de la République a annoncé le début, dès mardi, de "vols de reconnaissance" d'avions français, prélude à "des frappes" contre l'EI.

"Cette évolution de la position dogmatique de la France était nécessaire", juge le général Vincent Desportes, professeur à HEC et Sciences Po et ancien directeur de l'École de guerre. "Il ne faisait aucun sens que la France intervienne uniquement en Irak contre l'État islamique, alors que la majorité des djihadistes français se trouvent en Syrie." Pour justifier sa volte-face, le président de la République a expliqué ce lundi que "c'est depuis la Syrie, nous en avons la preuve, que sont organisées des attaques" contre la France.

Aucune stratégie claire

Mais que peut réellement apporter l'armée française dans la lutte contre l'EI en Syrie, alors même qu'elle fournit déjà un soutien limité aux États-Unis en Irak ? "Cela ne va pas changer le rapport de force avec l'EI,...

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