Syrie : la Turquie dit cibler les combattants kurdes pour les faire reculer

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Syrie : la Turquie dit cibler les combattants kurdes pour les faire reculer
Syrie : la Turquie dit cibler les combattants kurdes pour les faire reculer

L'opération « Bouclier de l'Euphrate » lancée par la Turquie le 24 août dans le nord de la Syrie ne devrait pas s'arrêter de sitôt si l'on en juge les déclarations déterminées prononcées à l'encontre des combattants kurdes, ce lundi par le ministre des Affaires étrangères de la Turquie, Mevlüt Cavusoglu.

 

Ce dernier a prévenu : « Les YPG (Unités de protection du peuple kurde), comme les Etats-Unis l'ont promis, et eux-mêmes l'ont déclaré, doivent repasser à l'est de l'Euphrate dès que possible, et tant qu'ils ne le feront pas ils (resteront) une cible », a-t-il affirmé, lors d'une conférence de presse avec son homologue néerlandais Bert Koenders.

 

L'armée turque dispose actuellement d'une cinquantaine de chars et de centaines de soldats sur le sol syrien dans le cadre de l'opération « Bouclier de l'Euphrate », lancée mercredi et visant à la fois les milices kurdes et le groupe djihadiste Daech (ou Etat islamique, EI).

 

 

 

 

Ankara considère le Parti de l'Union démocratique (PYD) et sa branche armée, les YPG, comme des organisations « terroristes », bien qu'elles soient épaulées, en tant que forces combattant efficacement les djihadistes, par Washington, allié traditionnel de la Turquie. Mercredi dernier à Ankara, le vice-président américain Joe Biden avait déclaré avoir « dit très clairement » que les forces kurdes « doivent retraverser le fleuve » et « n'auront, en aucune circonstance, le soutien des Etats-Unis si elles ne respectent pas leurs engagements ».

 

Et pour ajouter à la confusion géopolitique et à la complexité, ce lundi, l'émissaire présidentiel américain auprès de la coalition internationale antidjihadiste, Brett McGurk a jugé « inacceptables » les affrontements entre la Turquie et les forces arabo-kurdes soutenues par les Etats-Unis en Syrie, appelant toutes les parties à « cesser » les ...

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  • glitzy il y a 5 mois

    Une chose est sûre, malgré le fait qu'elle soit (encore) dans l'Otan, la Turquie d'Erdogan n'est pas notre allié.