Syrie-La trêve est en vigueur, pas de violation signalée

le , mis à jour à 22:30
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 (Actualisé avec Alep, paragraphes 6 à 8) 
    BEYROUTH, 12 septembre (Reuters) - Un cessez-le-feu négocié 
par Washington et Moscou est entré en vigueur lundi soir en 
Syrie, deuxième tentative depuis le début de l'année pour les 
Américains et les Russes de mettre fin à cinq années de bain de 
sang dans ce pays. 
    L'armée syrienne a annoncé la trêve à 19h00 locales (16h00 
GMT), au moment de son entrée en vigueur, disant que le "régime 
de calme", d'une durée de sept jours, s'appliquerait à 
l'ensemble de la Syrie. Elle se réserve le droit de riposter 
sous toute forme possible face à une violation émanant des 
"groupes armés". 
    Cette trêve est le fruit d'un accord conclu samedi entre les 
Etats-Unis et la Russie. Les groupes djihadistes Etat islamique 
et Djabhat Fateh al Cham, l'ex-Front al Nosra anciennement lié à 
Al Qaïda, sont exclus du cessez-le-feu. 
    Les autres groupes rebelles en lutte pour renverser le 
président Bachar al Assad ont décidé de respecter la trêve, tout 
en exprimant de profondes réserves envers l'accord, a expliqué 
Zakaria Malahifdji, du groupe insurgé Fastakim, basé dans Alep. 
    Selon des belligérants des deux camps, le calme prévalait 
durant ces premières heures de trêve. L'Observatoire syrien des 
droits de l'homme (OSDH) faisait le même constat. 
    Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que 
l'acheminement d'une aide humanitaire aux habitants de la ville 
assiégée d'Alep commencerait sans attendre. 
    Becher Haoui, un habitant des secteurs tenus par les 
insurgés d'Alep, a déclaré que le calme prévalait dans la ville 
depuis l'entrée en vigueur de la trêve, au terme d'une journée 
de bombardements acharnés. 
    "C'est excellent, mais je n'ai absolument pas confiance dans 
le régime. Il peut bombarder à tout moment", a-t-il dit à 
Reuters via une messagerie électronique. 
    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry déclarait quant à 
lui que les premières informations en provenance de Syrie 
traduisaient une décrue des violences depuis l'entrée en 
application du cessez-le-feu. 
    Mais il a souligné devant la presse au département d'Etat 
qu'il était encore trop tôt pour en tirer une conclusion 
sérieuse quant à la solidité de la trêve, estimant qu'il y 
aurait sans aucun doute des cas de violations "ici et là". 
 
 (Tom Perry; Jean-Stéphane Brosse et Eric Faye pour le service 
français) 
 
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