Syrie-La trêve est en vigueur, des incidents signalés

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 (Actualisé avec violences) 
    BEYROUTH, 13 septembre (Reuters) - Un cessez-le-feu négocié 
par Washington et Moscou est entré en vigueur lundi soir en 
Syrie, deuxième tentative depuis le début de l'année pour les 
Américains et les Russes de mettre fin à cinq années de bain de 
sang dans ce pays. 
    L'armée syrienne a annoncé la trêve à 19h00 locales (16h00 
GMT), au moment de son entrée en vigueur, disant que le "régime 
de calme", d'une durée de sept jours, s'appliquerait à 
l'ensemble de la Syrie. Elle se réserve le droit de riposter 
sous toute forme possible à une violation émanant des "groupes 
armés". 
    Cette trêve est le fruit d'un accord conclu samedi entre les 
Etats-Unis et la Russie. Les groupes djihadistes Etat islamique 
et Djabhat Fateh al Cham, l'ex-Front al Nosra anciennement lié à 
Al Qaïda, sont exclus du cessez-le-feu. 
    Les autres groupes rebelles en lutte pour renverser le 
président Bachar al Assad ont décidé de respecter la trêve, tout 
en exprimant de profondes réserves envers l'accord, a expliqué 
Zakaria Malahifdji, du groupe insurgé Fastakim, basé dans Alep. 
    Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que 
l'acheminement d'une aide humanitaire aux habitants d'Alep 
commencerait sans attendre. 
    Becher Haoui, un habitant des secteurs tenus par les 
insurgés dans cette ville, a déclaré que le calme prévalait 
depuis l'entrée en vigueur de la trêve, au terme d'une journée 
de bombardements acharnés. 
    "C'est excellent, mais je n'ai absolument pas confiance dans 
le régime. Il peut bombarder à tout moment", a-t-il dit à 
Reuters via une messagerie électronique. 
    Selon des belligérants, le calme a prévalu durant les 
premières heures de trêve mais des incidents ont ensuite été 
signalés au cours de la nuit. 
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait 
état de frappes aériennes et de bombardements de la part des 
forces gouvernementales dans les provinces de Hama et d'Alep et 
de tirs sur des secteurs contrôlés par les rebelles près de 
Damas. L'OSDH a néanmoins jugé qu'il ne s'agissait pas là de 
graves violations de la trêve. 
    Un rebelle dans le secteur d'Alep a déclaré que des avions 
avaient mitraillé des cibles au nord de la ville. 
    Une source militaire syrienne a pour sa part rapporté que 
des groupes armés à Alep avaient ouvert le feu sur des immeubles 
résidentiels et tiré trois obus de mortier sur une zone tenue 
par les forces gouvernementales en périphérie de la ville. 
    Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a quant à lui 
déclaré que les premières informations en provenance de Syrie 
traduisaient une décrue des violences depuis l'entrée en 
application du cessez-le-feu. 
    Mais il a souligné devant la presse au département d'Etat 
qu'il était encore trop tôt pour en tirer une conclusion 
sérieuse quant à la solidité de la trêve, estimant qu'il y 
aurait sans aucun doute des cas de violations "ici et là". 
 
 (Tom Perry; Jean-Stéphane Brosse, Eric Faye et Bertrand Boucey 
pour le service français) 
 
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