Syrie : la résistance s'organise face à la répression

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À la frontière jordanienne, les opposants en exil témoignent de la violence des autorités syriennes.

«Comment peut-on parler de réconciliation nationale lorsqu'on a un fusil braqué sur la tempe?» C'est par ces mots qu'Ahmad, 40 ans, informaticien syrien expatrié à Dubaï, fustige la proposition de dialogue national de Bachar el-Assad, au lendemain d'un nouveau «vendredi de la colère» de l'opposition syrienne, au cours duquel au moins six personnes ont perdu la vie.

Faute de pouvoir rentrer au pays pour aider les siens, c'est dans une petite bicoque de la ville jordanienne de Ramtha, à un kilomètre du poste frontière du même nom, qu'Ahmad, sweat à capuche rayé, barbe de trois jours et casquette camouflant mal sa calvitie, élit domicile depuis trois jours, en compagnie de quatre autres de ses compatriotes.

Mais s'ils se parlent aujourd'hui en frères, les cinq hommes ne se connaissaient guère il y a une semaine. Ils viennent tous de Deraa-el-Balad et sont sans nouvelle de leur famille depuis deux mois. Deraa, ville syrienne d'un million d'habitants, berceau de la contes

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