Syrie-La rébellion peut-être coupable de crimes de guerre-Amnesty

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    BEYROUTH, 13 mai (Reuters) - Des rebelles syriens pourraient 
avoir commis des crimes de guerre lors du bombardement d'une 
zone sous contrôle kurde à Alep, dans le nord de la Syrie, 
estime vendredi Amnesty International. 
    L'ONG dit avoir collecté des preuves de la mort de dizaines 
de civils par des tirs de mortier dans le quartier de Cheikh 
Maksoud. 
    Des combats acharnés se déroulent actuellement entre les 
milices kurdes YPG soutenues par Washington dans le cadre de la 
lutte contre le groupe Etat islamique (EI), et la rébellion 
syrienne, dont certains groupes sont soutenus par la Turquie. 
    Les deux camps se sont mutuellement accusés de massacres de 
civils. 
    "Des groupes armés autour du district de Cheikh Maksoud 
(...) ont mené de manière récurrente des attaques indiscriminées 
qui ont frappé des habitations de civils, des rues, des marchés 
et des mosquées, tuant et blessant des civils, ce qui témoigne 
d'une indifférence honteuse pour les vies humaines", dit Amnesty 
dans un communiqué. 
    Ces attaques "pourraient constituer des crimes de guerre", 
estime Magdalena Mughrabi, directrice adjointe du programme 
Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnesty International. 
    "En utilisant des armes explosives imprécises dans des 
quartiers civils, les groupes armés attaquant Cheikh Maksoud 
bafouent manifestement le principe de distinction entre cibles 
militaires et civiles, une règle cardinale du droit humanitaire 
international", ajoute-t-elle. 
    Se fondant sur des témoignages directs ainsi que des 
enregistrements vidéo, l'organisation de défense des droits de 
l'home estime qu'au moins 83 civils, dont 30 enfants, ont été 
tués dans la zone de février à avril. 
    Les milices des YPG et leurs alliés combattent depuis 
plusieurs mois la rébellion syrienne, et notamment des 
islamistes dans la province d'Alep, frontalière avec la Turquie. 
Les tirs de mortier sur Cheikh Maksoud se sont intensifiés en 
février. 
    Les rebelles déclarent que les YPG cherchent à prendre le 
contrôle d'une route qui relie la Turquie à la zone qu'il 
tiennent dans l'ouest d'Alep. Ils accusent aussi les YPG d'avoir 
partie liée avec le régime de Damas. Les YPG ont démenti toute 
coopération avec les forces de Bachar al Assad. 
 
 (John Davison; Julie Carriat pour le service français, édité 
par Julie Carriat) 
 
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