Syrie-La moitié des civils veulent quitter l'est d'Alep-rapport

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    GENEVE, 5 octobre (Reuters) - La moitié des 275.000 civils 
pris au piège dans les quartiers est d'Alep assiégés souhaitent 
quitter la ville, indiquent les Nations unies, ajoutant que les 
réserves alimentaires s'épuisent. 
    En raison du manque de nourriture, certaines mères de 
famille se serrent la taille avec des cordes ou ingurgitent 
autant d'eau qu'elles le peuvent pour réduire la sensation de 
faim, réservant à leurs enfants le peu de nourriture dont elles 
disposent. 
    "Une évaluation menée dans la partie orientale de la ville 
d'Alep montre que 50% des habitants ont exprimé la volonté de 
partir s'ils en ont la possibilité", précise le Bureau de la 
coordination des affaires humanitaires de l'Onu (OCHA). 
    L'évaluation ne précise pas si l'autre moitié des habitants 
de cette partie de la ville entend demeurer sur place. 
    Pour les Occidentaux, la Russie et le régime de Damas sont 
coupables de crimes de guerre car les raids aériens qu'ils 
mènent visent délibérément des civils, des hôpitaux et des 
convois d'aide humanitaire à destination des populations 
assiégées. 
    Russes et Syriens affirment ne prendre pour cibles que les 
insurgés. 
    Des membres d'ONG ont distribué des rations alimentaires 
pour 13.945 enfants âgés de moins de six ans, mais le manque de 
gaz rend difficile la cuisson des aliments. 
    "Il est fréquemment fait état de civils fouillant les 
décombres de bâtiments détruits pour récupérer des matériaux 
inflammables utilisables comme moyens de cuisson", précise le 
rapport. 
    Un litre de diesel coûte environ 1.300 livres syriennes, 
soit environ 2,24 euros tandis qu'un litre d'essence coûte 7.000 
livres syriennes (12 euros). 
    Le rapport insiste également sur l'état psychologique des 
populations encore présentes dans la ville. 
    "Les disputes entre époux se multiplient car de nombreuses 
femmes reprochent à leurs maris d'avoir décidé de rester au 
moment où il était encore possible de quitter la ville", 
poursuit le rapport. 
    Le ravitaillement en eau constitue une "inquiétude grave", 
certains civils sont parfois contraints de marcher deux 
kilomètres pour s'approvisionner à des puits. 
 
 (Tom Miles; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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  • delapor4 il y a 2 mois

    Les civils voudraient quitter Alep-Est, mais ils sont pris en otage par les amis de la France, les terroristes. La France n'a jamais condamné ses amis terroristes qui "font du bon boulot".