Syrie-La menace de l'EI pourrait favoriser le plan de l'Onu

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BEYROUTH, 11 novembre (Reuters) - La menace que l'Etat islamique représente pour les autorités syriennes comme pour les autres composantes de l'opposition armée pourrait les inciter à conclure des accords de cessez-le-feu locaux, estime le médiateur de l'Onu Staffan de Mistura dans un entretien diffusé mardi. Le diplomate suédois a proposé le mois dernier un "gel progressif des hostilités" qui commencerait par Alep, dans le Nord, notamment pour permettre l'acheminement d'aide humanitaire. Selon l'agence de presse officielle syrienne, le président Bachar al Assad a jugé que son offre "méritait d'être étudiée". "Il y a un nouveau facteur important. Comment s'appelle-t-il ? Daech, EIIL, terrorisme" et il "déstabilise tout le monde", a déclaré Staffan de Mistura à la BBC, utilisant l'acronyme arabe de l'Etat islamique et celui de son ancienne dénomination (Etat islamique en Irak et au Levant). "Deuxièmement (...), personne n'a pris le dessus. Pensez-vous que l'un des deux camps puisse l'emporter ? En réalité, personne ne peut, c'est pourquoi nous avons dans l'idée de faire au moins un exemple avec Alep", a-t-il poursuivi. "Dire que nous disposons d'un plan de paix serait présomptueux et illusoire, mais (...) nous avons un plan d'action et ce plan d'action commence sur le terrain : arrêtez les combats, réduisez les violences", ajoute l'envoyé spécial de l'Onu pour la Syrie. (Alexander Dziadosz, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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