Syrie : la face obscure du photographe qui a immortalisé l'enfant blessé

le , mis à jour à 01:16
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Syrie : la face obscure du photographe qui a immortalisé l'enfant blessé
Syrie : la face obscure du photographe qui a immortalisé l'enfant blessé

Qui n'a pas vu le visage hagard du petit Omrane, 4 ans, sauvé des décombres après le bombardement de sa maison, à Alep, en Syrie ? Les images qui ont fait le tour du monde depuis mercredi ont été prises par un photographe syrien de 27 ans, Mahmoud Rslan.

 

Dans une vidéo tournée au moment où Omrane Dagneesh a été transporté des gravats vers une ambulance, on peut voir brièvement l'auteur des photos pointer son objectif vers le jeune blessé.

 

Capture de la vidéo d'Aleppo Media Center diffusée par la télévision argentine Crónica Televisión, jeudi. Mahmoud Rslan apparaît à gauche. Omrane est au centre, de dos. (Capture Youtube.)

 

Si la portée symbolique et la véracité des clichés sont incontestables, l'homme a sa part d'ombre. Cet «activiste anti-régime» selon l'Agence France-Presse (lire le témoignage en encadré) ne cache pas sympathie pour un groupe rebelle qui a décapité un enfant en juillet.

 

Sur une photo publiée sur son compte Facebook le 5 août, il pose fièrement aux côtés de membres de Noureddine Al-Zinki, dont deux commandants du mouvement à Alep, Omar Salkho et Mohammed Mayuf. En légende, Mahmoud Rslan écrit : «La victoire vient avec la permission de Dieu».

 

Capture d'écran du compte Facebook de Mahmoud Rslan. Le photographe apparaît au premier plan. Omar Salkho et Mohammed Mayuf sont en deuxième et troisième position (de g. à d.), au second plan. (Capture Facebook.)

 

Salkho et Mayuf sont deux des hommes impliqués dans la décapitation à Alep d'un enfant, Abdallah Issa, dont le supplice avait été rapporté à la mi-juillet. Cet acte avait suscité indignation et colère jusqu'au conseil de l'ONU, où le représentant permanent de la Syrie, Bachar Jaafari, avait abordé l'affaire le 25 juillet.

 

Diffusée quelques jours auparavant, la vidéo de l'exécution montre bien les commandants Omar Salkho et Mohammed Mayuf, même ...

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  • M7166371 il y a 4 mois

    tous ces rictus hilares devant cet enfant blessé et traumatisé c'est abject ; de la pure propagande.