Syrie : la débâcle des forces modérées

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Difficile pour l'opposition syrienne de rivaliser avec les équipements et l'organisation des groupes armés islamistes.
Difficile pour l'opposition syrienne de rivaliser avec les équipements et l'organisation des groupes armés islamistes.

Les forces du régime de Bachar el-Assad et leurs alliés (des milices chiites libanaises et irakiennes financées par l'Iran) ont enchaîné ces derniers mois les succès militaires. Notamment dans la région de Qalamoun au nord de Damas et dans les environs de la ville septentrionale d'Alep où l'armée régulière est parvenue à reprendre des quartiers aux mains de l'opposition syrienne modérée. Une opposition qui, elle, va de déconvenue en défaite et perd toujours plus d'influence au profit des forces islamistes sunnites et des djihadistes.

Dernier coup dur en date, l'annonce par Washington et Londres de la suspension de leur "aide non létale" (matériel de communication, transports) à l'Armée syrienne libre (ASL), principale force modérée d'opposition au régime. Cette annonce survient après que des dépôts d'armes à Atmeh (nord du pays) et un point de contrôle à la frontière turco-syrienne, détenus par l'ASL, ont été capturés par des groupes d'islamistes radicaux. À la suite de ces annonces, plusieurs chefs de l'ASL auraient abandonné leurs postes, par peur des assauts islamistes.

"L'ASL, c'était du vent"

Une période critique donc pour l'Armée syrienne libre, que semble confirmer l'allié français, par la voix de Laurent Fabius : "Sur la Syrie, je suis malheureusement assez pessimiste. L'opposition modérée que nous soutenons est en grave difficulté." Un constat en deçà de la vérité, pour Fabrice Balanche, maître de...

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