Syrie-La base de Chayrat de nouveau opérationnelle - gouverneur

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    BEYROUTH, 8 avril (Reuters) - La base aérienne de Chayrat, 
visée vendredi par des tirs de missiles de américains, est de 
nouveau opérationnelle et des avions ont pu en décoller, a 
confirmé samedi le gouverneur de la province de Homs. 
    Les Etats-Unis ont bombardé dans la nuit de jeudi à vendredi 
cette base à partir de laquelle a été lancée, selon eux, une 
attaque chimique qui a fait quelque 90 morts, dont une trentaine 
d'enfants, dans le village de Khan Cheikhoune, dans la province 
d'Idlib. 
    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a 
de nouveau nié samedi la réalité d'une telle attaque lors d'une 
conversation téléphonique avec son homologue américain, Rex 
Tillerson.   
    L'armée syrienne avait affirmé vendredi que la base de 
Chayrat avait été sérieusement endommagée par les missiles 
Tomahawk tirés par la marine américaine mais l'Observatoire 
syrien des droits de l'homme (OSDH) avait indiqué peu après que 
des avions en décollaient de nouveau. 
    "L'aéroport fonctionne", a déclaré samedi à Reuters le 
gouverneur de la province de Homs, Talal Barazi. "Des avions en 
ont décollé", a-t-il ajouté sans préciser quand. 
    Interrogé à ce sujet, un porte-parole du Pentagone a renvoyé 
vers le gouvernement syrien. 
    L'amirale Michelle Howard, qui dirige les forces navales 
américaines en Europe et en Afrique, a déclaré samedi à Reuters 
que le bombardement visait à détruire la capacité de l'aviation 
syrienne à lancer des attaques chimiques à partir de cette base. 
    "Nous estimons que l'objectif a été atteint", a-t-elle dit 
en marge d'une conférence à Cologne, en Allemagne. 
    Le président Donald Trump a précisé sur son compte Twitter 
que la piste de l'aéroport n'était pas la cible du bombardement 
car "les pistes sont faciles et peu coûteuses à réparer". 
    Un responsable étranger de l'alliance militaire qui soutient 
le président syrien Bachar al Assad a déclaré pour sa part que 
la base avait été en grande partie évacuée grâce à une mise en 
garde de la Russie, que Washington avait prévenue à l'avance, et 
ajouté que les seuls avions détruits par les frappes américaines 
étaient hors d'usage. 
     
 
 (Kinda Makieh à Damas, Laila Bassan et Tom Perry in Beyrouth, 
Yeganeh Torbati à Washington et Andrea Shalal à Cologne; Tangi 
Salaün pour le service français) 
 
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