Syrie-L'opposition demande des gages à Damas pour aller à Genève

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    par Tom Perry 
    BEYROUTH, 21 janvier (Reuters) - Il n'y aura pas de 
discussions de paix tant que le gouvernement syrien n'aura pas 
pris les mesures humanitaires réclamées par le Conseil de 
sécurité de l'Onu et qu'il continuera à s'en prendre aux civils, 
a averti jeudi Mohamed Allouch, négociateur en chef du Conseil 
de l'opposition syrienne basé à Ryad. 
    Les divergences sur la participation de certaines 
composantes de l'insurrection faisait déjà planer de sérieux 
doutes sur la tenue de la conférence censée s'ouvrir lundi à 
Genève.  
    Les Nations unies ont fait savoir lundi dernier que les 
invitations ne seraient pas envoyées tant que les grandes 
puissances censées jouer les médiateurs, tels que les Etats-Unis 
et la Russie, ne se seront pas mises d'accord sur ce point.      
     
    Mohamed Allouch, porté mercredi à la tête de la délégation 
du conseil de l'opposition soutenu par l'Arabie saoudite, 
appartient au Djaïch al Islam, que la Russie considère comme une 
organisation terroriste.  
    "La conférence n'aura pas lieu avant que les mesures soient 
mises en oeuvre. Tant que rien n'aura été fait, les chances 
seront nulles", a-t-il déclaré à Reuters lors d'un entretien 
téléphonique, évoquant la résolution adoptée le 18 décembre par 
le Conseil de sécurité.   
    "Nous ne voulons pas aller à Genève pour les photos", ajouté 
le négociateur. 
    La veille, Staffan de Mistura, émissaire de l'Onu pour le 
conflit syrien, avait parlé d'un possible report de la 
conférence de Genève.  L8N1544R4  
    "Quand on parle de retard, cela pourrait être d'un jour ou 
deux, mais il n'y aura pas de retard fondamental (...)", a quant 
à lui estimé jeudi le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en 
marge du Forum économique mondial de Davos. 
    A en croire le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, qui 
s'exprimait lui aussi à Davos, la Russie et d'autres cherchent à 
saboter les négociations en voulant y faire participer notamment 
les miliciens kurdes syriens des Unités de protection du peuple 
(YPG). 
    De plus, a-t-il dit, la Russie complique la lutte contre les 
djihadistes de Etat islamique en bombardant les positions de 
rebelles pro-occidentaux. 
 
 (Avec David Brunnstrom à Davos; Eric Faye et Jean-Philippe 
Lefief pour le service français) 
 
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