Syrie : l'ONU accuse l'EI et le régime de crimes de guerre

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Syrie : l'ONU accuse l'EI et le régime de crimes de guerre
Syrie : l'ONU accuse l'EI et le régime de crimes de guerre

Les récentes exactions de l'Etat islamique (EI) en Irak ont fait la une. En Syrie, ses faits d'armes, tout aussi atroces, ont moins été évoqués ces derniers mois. Ce mercredi, l'ONU révèle pourtant que les exécutions publiques de l'EI sont récurrentes. Comme l'Irak, le régime de Bachar-al-Assad, affaibli, fait face à des attaques jihadiste de l'EI. L'Etat syrien est toutefois également dans le viseur de l'ONU, soupçonné de crimes de guerre. 

La confusion règne dans ce pays, ravagé par une guerre civile qui se trame à huit clos depuis trois ans et demi. Le régime fait face à un front d'opposition rebelle, soutenu par certains pays occidentaux - dont la France. Les Etats-Unis, qui veulent avant tout éradiquer l'EI dans la région, ont entamé des frappes aériennes en Irak. Barack Obama n'a toutefois pris aucune décision concernant la Syrie. 

De nombreuses exécutions publiques de civils

Elles sont devenues un «spectacle ordinaire», selon l'ONU. En Syrie, les exécutions publiques de civils les vendredis dans les zones syriennes sous contrôle de l'Etat islamique (EI) sont récurrentes, dénonce une commission d'enquête des Nations Unies. «Les exécutions dans les lieux publics sont devenues un spectacle ordinaire les vendredis à Raqqa et dans les zones contrôlées par l'EI dans la province d'Alep», indique le rapport de la commission d'enquête, soulignant qu'il s'agit de crimes contre l'humanité.

EN IMAGES. La Syrie martyrisée par trois ans de guerre

Le but de ces exécutions sommaires : «instiller la terreur parmi la population» et s'assurer que cette dernière soit soumise à son autorité, ajoute le rapport. La violente exécution, face caméra, du journaliste américain James Foley, le 19 août, avait choqué l'opinion occidentale. D'après l'ONU, les jihadistes encouragent et obligent même parfois la population à assister à ces exécutions. La majorité des victimes sont des hommes, mais plusieurs garçons ...

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