Syrie : l'Iran exclu, la conférence de paix Genève II maintenue

le
0
Syrie : l'Iran exclu, la conférence de paix Genève II maintenue
Syrie : l'Iran exclu, la conférence de paix Genève II maintenue

L'Iran a finalement été exclu par l'ONU de la conférence de paix sur la Syrie dite Genève II qui aura lieu à partir de mercredi, à Montreux (Suisse). Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui avait préalablement invité Téhéran, «a décidé que la réunion aura lieu sans la participation de l'Iran », a déclaré son porte-parole, Martin Nesirky.

Le refus iranien de soutenir un gouvernement de transition en Syrie, condition préalable posée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, a été la principale motivation du secrétaire général de l'Onu pour prendre cette décision. Une reculade regrettée mardi matin par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, interrogé par la télévision d'Etat : «Tout le monde sait que sans l'Iran, les chances (de parvenir à) une vraie solution en Syrie ne sont pas si grandes».  La Russie, fidèle allié de Damas, avait elle affirmé lundi par la voix de son ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov qu'exclure l'Iran serait «une erreur impardonnable».

L'opposition syrienne avait menacé de boycotter la conférence qui a pour objectif une transition politique en Syrie si l'Iran, allié de Bachar al-Assad, était présent. Avec ce revirement, la coalition de l'opposition a immédiatement «confirmé sa participation à Genève II». En revanche, une des principales composantes de cette opposition, le Conseil national syrien (CNS), a annoncé son retrait de la Coalition pour protester contre cette décision.

VIDEO. Syrie : l'opposition en exil décide d'aller à Genève

Après cette crise, la porte-parole du département d'Etat américain Jen Psaki a demandé lundi soir «à toutes les parties de se concentrer désormais sur la tâche à accomplir: mettre fin aux souffrances du peuple syrien et amorcer enfin une transition politique». Le communiqué de Genève parle d'instaurer un gouvernement de transition en Syrie ayant des «pleins ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant