Syrie-L'intervention russe ne sauvera pas Bachar al Assad-Hollande

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(Actualisé avec autres citations de Hollande) BRUXELLES, 16 octobre (Reuters) - L'intervention militaire russe en Syrie peut consolider le régime de Damas mais ne sauvera pas Bachar al Assad, a déclaré vendredi François Hollande. Le président français s'exprimait à l'issue d'un Conseil européen consacré à la crise migratoire et précédé d'une rencontre tripartite entre lui-même, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron. "L'intervention russe (...) peut consolider le régime mais ne sauvera pas Bachar" al Assad, a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse. "Consolider le régime parce qu'aujourd'hui, les frappes russes concernent essentiellement les zones qui sont contrôlées par l'opposition, et très marginalement par Daech (...) mais de toutes manières, au-delà de cette intervention et de ses effets, le processus politique doit nécessairement conduire à un gouvernement d'union dans lequel Bachar al Assad, à terme, n'aura plus sa place", a-t-il ajouté. Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, réunis lundi à Luxembourg, ont accusé Moscou de menacer les efforts de paix et demandé l'arrêt des frappes aériennes russes contre les rebelles syriens soutenus par les Occidentaux. Mais ils ne sont pas parvenus à un accord sur le sort à réserver au président Bachar al Assad dans le cadre d'un plan de paix - maintien provisoire et participation au processus, exil ou arrestation immédiate. ID:nL8N12C2TK La France participe avec les Etats-Unis et d'autres pays à une campagne de frappes aériennes contre les djihadistes de l'Etat islamique (Daech). Interrogé sur l'émergence, lors de la rencontre tripartite, d'une position commune de Londres, Berlin et Paris sur le sort à réserver à Bachar al Assad, François Hollande a déclaré qu'il n'y avait "pas eu de débat là-dessus". "Il est très clairement dit que Bachar al Assad ne peut pas être l'avenir", a-t-il dit. "On est tous, de ce point de vue, d'accord. Certains pourraient dire partir tout de suite, partir au milieu, partir à la fin (mais) ce qui est important, c'est de dire qu'il n'est pas l'avenir, et donc à partir de là, il faut aller le plus vite possible vers cette transition politique", a-t-il ajouté, disant vouloir "hâter" le processus. (Chine Labbé, édité par Bertrand Boucey)

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  • serge le vendredi 16 oct 2015 à 10:39

    Le départ d'Assad ne sauvera en tout cas pas Hollande! Tout le monde le sait, même les US qui le laissent s'enferrer dans sa position de soutient au régime Wahhabite ! Hollande un humaniste? Hollande un progressiste ? Hollande un "chef de guerre" (celle là, c'est la meilleure)? Hollande, le "moi président" devenu laquais! Le "moi président" qui fait honte à la France.

  • charleco le vendredi 16 oct 2015 à 09:17

    C'est lui qui n'a plus sa place à la présidence de la République française. Il est le porte voix des USA, de l'OTAN et de la CIA.

  • bordo le vendredi 16 oct 2015 à 07:58

    Si il est aussi fort pour prévoir sur la Syrie que sur le chômage, si j'étais Bachar je serais rassuré.

  • aerosp le vendredi 16 oct 2015 à 07:37

    L'europe est out pour traiter l'avenir de la Syrie