Syrie : l'hypothétique efficacité des sanctions

le
0
Onze mois après le début de la révolution syrienne, les sanctions prises par la communauté internationale n'ont pas ébranlé le régime

Les mesures adoptées en 2011 par l'Union européenne et par les États-Unis dans le domaine de la finance et du pétrole ont certes affaibli l'économie de la Syrie. Le régime a dû diminuer sa production pétrolière. Mais elles n'ont pas fait plier le clan qui orchestre la répression contre les rebelles. Selon les experts, Hafez el-Assad a suffisamment de réserves en devises à la Banque centrale pour tenir. Il a par ailleurs réactivé ses circuits parallèles afin de s'approvisionner en pétrole auprès de l'Irak et de l'Iran.

Le double veto russe et chinois au Conseil de sécurité de l'ONU, en rendant impossible une réponse à l'échelle mondiale, a rendu plus hypothétique encore l'efficacité des sanctions. Sans ces deux membres permanents du Conseil de sécurité, il est évident que les mesures prises par la suite auront moins d'effet. Damas pourra toujours compter sur le soutien de Pékin et de Moscou pour l'aider à détourner l'embargo. De toute façon, la résolution

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant