Syrie : l'ex-otage belge dédouane le régime d'Assad, pas son co-détenu

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Syrie : l'ex-otage belge dédouane le régime d'Assad, pas son co-détenu
Syrie : l'ex-otage belge dédouane le régime d'Assad, pas son co-détenu

Un pavé dans la mare ? L'enseignant belge Pierre Piccinin, enlevé en Syrie en avril et libéré dimanche, affirme que le régime syrien n'est pas responsable de l'attaque chimique du 21 août. Il assure avoir surpris, avec son co-détenu un journaliste italien, une conversation qui remettrait complètement en cause les arguments et les preuves mis en avant par la France et les Etats-Unis qui appellent à une frappe en Syrie. Son compagnon d'infortune prend toutefois clairement ses distances avec ces déclarations.

«C'est un devoir moral de le dire. Ce n'est pas le gouvernement de Bachar Al-Assad qui a utilisé le gaz sarin ou autre gaz de combat dans la banlieue de Damas. Nous en sommes certains suite à une conversation que nous avons surprise», affirme lundi l'enseignant à la télévision belge RTL-TVI. Sans plus de détails sur les circonstances ou les auteurs de cet échange qu'il prétend avoir entendu.

Au moment de son enlèvement, ce professeur d'histoire effectuait son septième voyage en Syrie depuis le début des troubles en 2011. Relativement sceptique au début quant à la rébellion syrienne, il défendait des thèses proches de celles du régime d'Assad. Cependant, enlevé et torturé aux côtés de rebelles pendant six jours lors de son troisième séjour en Syrie en mai 2012, il avait pris la défense du soulèvement populaire contre le régime baasiste.

VIDEO. Le témoignage de Pierre Piccinin sur la télévision belge

Le journaliste italien beaucoup plus prudent...

Le journaliste italien Domenico Quirico, également libéré dimanche, précise lui ne pas savoir qui étaient les gens dont ils ont surpris la conversation. Ni quel degré de fiabilité ils pouvaient leur accorder. «Nous ne savions rien de ce qui se passait, pas même à propos de l'attaque avec les gaz», déclare-t-il dans un entretien publié dans son journal, La Stampa. «Les participants à cette conversation disaient que l'attaque au gaz dans deux ...

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  • baljo le lundi 9 sept 2013 à 21:21

    je n'ai pas l'habitude de donner du crédit à des mots entendus à travers une porte». On aimerait que Hollande et Oblabla en fasse autan .