Syrie : l'EI menacerait de mort les soldats étrangers qui souhaitent le quitter

le
2
Syrie : l'EI menacerait de mort les soldats étrangers qui souhaitent le quitter
Syrie : l'EI menacerait de mort les soldats étrangers qui souhaitent le quitter

A une autre époque, on les aurait appelés les «malgré nous». Plusieurs dizaines de combattants britanniques seraient otages de factions du groupe Etat islamique en Syrie, empêchés de retourner en Grande-Bretagne alors qu'ils en ont la volonté. Selon le témoignage d'un ancien détenu de Guantanamo, un certain Bay Moazzam Begg, le journal anglais The Observer affirme que plus d'une trentaine de jeunes Anglais seraient menacés de mort «par la direction de l'Etat islamique» s'ils tentent de fuir les combats.

«Beaucoup de ressortissants britanniques sont actuellement coincés entre le marteau et l'enclume», assure Begg, qui avait proposé il y a plusieurs mois au gouvernement de David Cameron d'apporter son aide pour faire libérer l'otage britannique Alan Henning, décapité le 3 octobre dernier.

Partis faire la guerre contre le régime de Bachar al-Assad, au cours de ces trois dernières années si meurtrières pour la population civile, ces hommes n'auraient rallié les groupes de Daesh qu'à la faveur des réorganisations des troupes islamistes en Syrie et des ralliements de leurs leaders à l'armée naissante de l'EI. Selon l'hebdomadaire, le fait que beaucoup d'anglophones fassent partie de l'EI aurait facilité ces enrôlements, bien plus que l'idéologie.

Selon Begg, beaucoup de ceux qui étaient allés en Syrie pour combattre les forces gouvernementales et qui ne voulaient pas, ensuite, se laisser entraîner dans les luttes intestines des rebelles ou qui ne partageaient pas les idées de l'organisation EI, ont été emprisonnés sur place. «Dès lors qu'un califat se constitue, les combattants prêtent allégeance. S'ils dévient ou désobéissent, ils risquent des sanctions qui peuvent aller de la prison à la menace de mort et jusqu'à l'exécution sommaire». Et l'armée jihadiste est suffisamment structurée pour que les sanctions émanent du haut de la hiérarchie.

Vendredi, lors de la grande prière, le président de la ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • LeRaleur le dimanche 26 oct 2014 à 10:00

    Bonne idée, de toute façon ils sont morts.

  • mipolod le dimanche 26 oct 2014 à 09:04

    Ils ont choisi, ils doivent assumer. Il est impératif d'empêcher leur retour.