Syrie-L'ASL dément recevoir un soutien de la Russie

le , mis à jour à 22:53
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 (Actualisé avec conseiller de Poutine §8) 
    BEYROUTH, 14 décembre (Reuters) - Les rebelles de l'Armée 
syrienne libre (ASL), en lutte dans l'ouest de la Syrie contre 
le régime du président Bachar al Assad, ont démenti lundi avoir 
reçu quelque soutien que ce soit de l'armée de l'air russe, 
affirmant au contraire que celle-ci continuait de bombarder 
leurs positions. 
    De son côté, une alliance de groupes armés récemment mise 
sur pied, dont certains disent être l'ASL, a déclaré que ses 
combattants avaient tiré parti indirectement des frappes 
aériennes russes lors d'affrontements récents, notamment contre 
le Front al Nosra, la branche syrienne d'Al Qaïda, mais 
l'alliance a démenti tout soutien russe direct. 
    Ces formations répondaient aux propos du chef de 
l'état-major russe, le général Valeri Guerassimov, d'après 
lequel l'armée de l'air de Moscou effectue chaque jour des 
dizaines de bombardements pour soutenir l'Armée syrienne libre 
(ASL) dans son combat contre les djihadistes de l'Etat 
islamique. 
    Le nombre de combattants de l'ASL progressant dans les 
provinces de Homs, Hama, Alep et Rakka dépasse désormais 5.000, 
a affirmé le général Valeri Guerassimov devant des attachés 
militaires étrangers accrédités auprès de Moscou. 
    "Le nombre d'unités de l'ASL progresse en permanence", 
a-t-il dit. 
    "L'aviation russe mène quotidiennement 30 à 40 frappes 
aériennes pour les soutenir. Ils sont également approvisionnés 
en armes, munitions et matériel", a dit Valery Guerassimov. 
    Ces propos interviennent quelques jours après ceux qu'a 
tenus le président russe, Vladimir Poutine qui a déclaré 
vendredi que Moscou fournissait des armes à l'ASL. 
 ID:nL8N1404EP  
    Mais lundi soir, Vladimir Kojine, conseiller de Poutine pour 
la coopération technique et militaire, a déclaré, cité par 
l'agence RIA, que la Russie ne fournissait pas d'armes à l'ASL.  
    La Russie n'a pas spécifié le nom des groupes de l'ASL dont 
elle parle. Divers groupes disent faire partie de l'ASL, 
laquelle n'a pas de commandement centralisé ni de structure de 
contrôle. 
 
 (Tom Perry et Polina Devitt; Nicolas Delame et Eric Faye pour 
le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 
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