Syrie-John Kerry espère y voir clair d'ici 24 ou 48 heures

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    par David Brunnstrom 
    VIENTIANE, 25 janvier (Reuters) - John Kerry a déclaré lundi 
espérer pouvoir clarifier d'ici 24 ou 48 heures la situation en 
ce qui concerne les négociations de paix sur la Syrie qui 
devaient commencer ce lundi à Genève et estimé qu'il valait 
mieux retarder le processus de quelques jours plutôt que de le 
voir s'effondrer dès le départ. 
    Le secrétaire d'Etat américain, qui se trouve en visite au 
Laos, a déclaré qu'il était d'accord avec l'émissaire spécial 
des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, sur la 
décision de ne pas envoyer les invitations pour Genève tant que 
tout n'était pas "bordé". 
    Il a toutefois précisé qu'une nouvelle réunion du Groupe 
international de soutien à la Syrie (ISSG), qui rassemble les 
pays qui soutiennent le processus de paix en Syrie, était 
"provisoirement" prévue pour le 11 février. 
    L'avenir des discussions est entre les mains des différents 
protagonistes du conflit syrien, a ajouté le chef de la 
diplomatie américaine. 
    "Ils doivent être sérieux. S'ils ne sont pas sérieux, la 
guerre continuera. C'est à eux; on ne saurait faire boire un âne 
qui n'a pas soif", a-t-il déclaré. "Nous avons créé un cadre. 
Les Syriens sont à même de décider de l'avenir de la Syrie." 
    "Nous avons voir quelle décision prend Staffan sur la façon 
dont il va exactement commencer, mais nous ne voulons pas 
décider et voir le (processus) s'effondre dès le premier jour. 
Cela vaut la peine de prendre un jour ou deux, ou trois, peu 
importe", a ajouté le secrétaire d'Etat. 
    Kerry a dit espérer plus de "clarté" d'ici 24 ou 48 heures. 
    Les discussions ne devraient pas commencer avant mercredi, 
selon les déclarations faites dimanche par un diplomate 
occidental. 
    Mohamed Allouch, principal négociateur de l'opposition 
syrienne, a accusé dimanche John Kerry de "faire pression" pour 
obliger les opposants à participer aux discussions de Genève 
avec des représentants du gouvernement syrien.   
    John Kerry a rejeté ces accusations. 
    "Ce sont eux les négociateurs; ils décideront donc de 
l'avenir. Ce que je leur ai dit est que ce sera par consentement 
mutuel. Vous avez un veto, et lui aussi. Aussi allez-vous devoir 
décider comment avancer dans ce dossier", a-t-il dit à propos du 
président syrien Bachar al Assad. 
    "La position des Etats-Unis n'a pas changé", a ajouté 
l'ancien vétéran et opposant à la guerre du Viêtnam. "Nous 
continuons à soutenir l'opposition (syrienne) politiquement, 
financièrement et militairement."  
 
 (David Brunnstrom; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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