Syrie : «guérilla urbaine» entre Kurdes et jihadistes de l'EI à Kobané

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Syrie : «guérilla urbaine» entre Kurdes et jihadistes de l'EI à Kobané
Syrie : «guérilla urbaine» entre Kurdes et jihadistes de l'EI à Kobané

Depuis lundi, deux drapeaux noir de l'EI flottent au-dessus de Kobané, la troisième ville kurde de Syrie, après plusieurs jours de siège. Les combattants kurdes ne sont pas parvenus à repousser les assauts des jihadistes du groupe Etat islamique dans cette ville stratégique à la frontière de la Turquie. Ces derniers ont déjà pris le contrôle de trois quartiers dans l'est de la ville et poursuivent leur offensive ce mardi à l'ouest et au sud, malgré des raids aériens menés par la coalition dirigée par les Etats-Unis. 

Les frappes de la coalition se poursuivent

Ce mardi matin, alors que les affrontements entre jihadistes et combattants kurdes, moins nombreux et moins bien armés qu'eux, se sont poursuivis toute la nuit, des échanges de tirs étaient audibles dans différents quartiers de la ville. Toutefois, le drapeau kurde était toujours hissé au centre de la ville. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) décrit une véritable «guérilla urbaine». 

Parallèlement, pour tenter de repousser l'assaut des jihadistes, les frappes de la coalition continuent. Des frappes aériennes ont touché dans la nuit, puis mardi matin des positions tenues par l'EI dans le sud-ouest de Kobané, selon une journaliste de l'AFP positionnée à la frontière turque toute proche. Selon un militant de l'OSDH, ces bombardements ont eu peu d'impact sur l'avancée des jihadistes alors que l'enjeu est de taille. S'ils réussissent à conquérir entièrement Kobané, ils s'assurent le contrôle sans discontinuité d'une longue bande de territoire à la frontière syro-turque.

Les raids «sont insuffisants pour battre les terroristes au sol» déplore un responsable de la milice kurde syrienne, l'Unités de protection du peuple kurde (YPG) qui défend la ville. Il réclame aussi davantage d'«armes et de munitions».

L'exode continue

Pendant ce temps, l'exode continue. Sous les tirs de mortiers, quelque 700 personnes, civils mais ...

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