Syrie - Genève II : l'opposition en route vers l'échafaud ?

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Le président de la Coalition nationale syrienne, Ahmad Jarba, lors de sa conférence de presse à Genève, le 23 janvier.
Le président de la Coalition nationale syrienne, Ahmad Jarba, lors de sa conférence de presse à Genève, le 23 janvier.

La charge est violente, mais elle ne convainc pas. Plus de vingt-quatre heures après l'attaque du chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, contre l'opposition, des "traîtres à la solde de l'étranger", Ahmad Jarba, l'opposant en chef à Bachar el-Assad, a finalement réagi en dénonçant les "criminels" auxquels il s'apprête à faire face ce vendredi. "Deux logiques s'affrontent", a prévenu le président de la Coalition nationale syrienne (CNS, principal conglomérat de l'opposition, en partie financé par l'Arabie saoudite et le Qatar). "Celle d'un peuple qui se voit refuser ses droits depuis 40 ans et celle d'un criminel et de toute sa famille qui ne croient que dans les balles pour faire taire la liberté." Une vision quelque peu simpliste, quoique sincère, du conflit en cours en Syrie, totalement assumée par Ahmad Jarba. Mais interrogé sur la stratégie qu'il compte mettre en place durant les négociations, ce dernier révèle rapidement ses limites : "Nous allons demander la liberté", se limite-t-il à dire. "Nous sommes tous convaincus que le régime est mort. Et la meilleure chose pour un mort est de l'enterrer." Les mots sont forts, mais la démarche est hésitante. Le charisme, lui, est aux abonnés absents. Une prestation à des années-lumière de la démonstration de force effectuée la veille par le ministre syrien des Affaires étrangères qui, envers et contre tous, avait osé tenir tête à Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, en...

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