Syrie : Genève II, baroud d'honneur de la communauté internationale

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Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon (au centre), entouré du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov (à droite), du secrétaire d'État américain John Kerry (à gauche) et de l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, à l'inaug
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon (au centre), entouré du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov (à droite), du secrétaire d'État américain John Kerry (à gauche) et de l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, à l'inaug

La quiétude de Montreux n'est plus. Connue jusqu'ici pour son festival international de jazz, ses villas pour milliardaires et ses vues imprenables sur le lac Léman, la paisible cité suisse est depuis ce mercredi bouleversée par une rencontre historique. Pour la première fois depuis le début du conflit syrien en mars 2011, régime et opposition s'assoient autour d'une même table. Leur but, trouver une issue politique à cette guerre civile qui ravage le pays depuis trois ans, qui a fait au moins 130 000 morts et poussé des millions de Syriens à quitter leur pays. La tâche a été des plus ardues. Il aura fallu des mois à la communauté internationale pour convaincre la Coalition nationale syrienne (CNS), principal conglomérat de l'opposition syrienne à l'étranger, de se retrouver dans la même pièce que le régime syrien. "Cela a été longtemps inimaginable et il ne faut pas sous-estimer la difficulté que cette décision a représentée pour l'opposition", souligne un diplomate européen. Une première réunion baptisée Genève I avait déjà été organisée en juin 2012, mais sans Damas. Elle avait abouti à un communiqué appelant à la formation d'un gouvernement de transition ayant les "pleins pouvoirs exécutifs". Interprétations différentesOr, cette formule a donné lieu à des interprétations radicalement différentes. Pour l'opposition syrienne et ses parrains occidentaux - France en tête -, Bachar el-Assad n'y a pas sa place. Ce...

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