Syrie : El-Assad joue avec la question du Kurdistan occidental 

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Isolé à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières de son pays, le dictateur encourage le plus radical des partis kurdes, au risque de provoquer la Turquie.

A quoi joue Bachar el-Assad avec sa population kurde ? Tous les observateurs l'ont remarqué : dans les régions où réside la majorité du quelque 1,9 million de Kurdes syriens, principalement le nord du pays, la répression n'a rien à voir avec les massacres perpétrés ailleurs. Là, le pouvoir fait beaucoup plus appel aux gaz lacrymogènes qu'aux blindés et aux snipers, même si des morts sont tout de même à déplorer.

Cette relative mansuétude se traduit aussi sur le plan politique, avec une subtilité digne des meilleures combinaisons de «l'Orient compliqué». Damas a laissé rentrer d'exil, en avril dernier, le leader kurde Mohammed Saleh Mouslim, leader du Parti de l'union démocratique (PYD). Cette formation est pourtant la version syrienne du PKK, interdit en Turquie et condamné par la communauté internationale pour terrorisme.

En 1998, Damas avait expulsé et «livré» aux Turcs Abdullah Öcalan, le dirigeant du PKK, qui utilisait le territoire syrien comme bas

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