Syrie-Discussions pour inclure Alep dans la mini-trêve-Russie

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    par Lidia Kelly et John Davison 
    MOSCOU/BEYROUTH, 1er mai (Reuters) - La Russie a annoncé 
dimanche que des discussions étaient en cours pour inclure Alep 
dans la mini-trêve déclarée par l'armée  syrienne dans certaines 
parties de l'ouest de la Syrie. 
    Faire cesser le bain de sang à Alep, qui est au coeur d'une 
intensification des combats depuis une dizaine de jours, est la 
priorité, ont déclaré les Etats-Unis. 
    Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, était 
attendu à Genève dans la soirée pour discuter du dossier syrien 
avec ses homologues jordanien et saoudien et avec l'émissaire 
spécial de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura. Pour le 
secrétaire d'Etat américain, tous les efforts pour relancer la 
trêve doivent inclure Alep. 
    En près de dix jours, les bombardements, effectués par le 
gouvernement et ses alliés, et par les insurgés, ont fait plus 
de 250 morts dans Alep, a annoncé l'Observatoire syrien des 
droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres qui publie un 
point quotidien sur le conflit en Syrie grâce à un réseau 
d'informateurs sur le terrain. 
    Les combats se sont un peu calmés dimanche, a indiqué 
l'OSDH, mais des tirs de rebelles ont été signalés dans un 
secteur, ainsi que des raids aériens du gouvernement dans la 
banlieue nord. 
    Un premier accord de paix, appelé "cessation des hostilités" 
avait été mis en place par Moscou et Washington le 27 février 
pour l'ouest de la Syrie et concernait un arrêt total des 
combats, sauf contre Al Qaïda et l'Etat islamique. 
     
    "RÉGIME DE CALME" REJETÉ PAR DES REBELLES 
    Cet accord n'étant pratiquement plus respecté avec le déluge 
de feu qui s'abat sur Alep, le régime syrien a annoncé vendredi 
une nouvelle trêve, dite "régime de calme" qui s'appliquait 
initialement à Damas pour 24 heures et à sa banlieue de la 
Ghoutha orientale pour 72 heures, ainsi qu'à certaines parties 
de la province de Lattaquié, sur la côte méditerranéenne. Mais 
ce "régime de calme" ne concerne pas Alep. 
    Selon un responsable du ministère russe de la Défense -- la 
Russie est le premier soutien du président syrien Bachar al 
Assad --, des négociations sont en cours pour "établir un régime 
de calme également dans la province d'Alep", rapporte l'agence 
de presse Interfax. 
    Ce responsable n'a pas précisé qui négociait sur Alep. 
    Il a indiqué que l'accalmie avait été étendue autour de 
Damas pour 24 heures supplémentaires. Dans la province de 
Lattaquié, elle est valable jusqu'à lundi. Elle est respectée 
dans les deux cas, a dit le responsable russe. 
    L'armée syrienne a confirmé l'extension de la trêve aux 
alentours de Damas, mais n'a pas mentionné Alep. 
    Un certain nombre de groupes rebelles ont rejeté samedi soir 
ce "régime de calme" partiel de Damas et Lattaquié. Ils ont fait 
valoir qu'une trêve devait s'appliquer partout où s'affrontement 
les forces de Bachar al Assad et les principaux groupes de 
l'opposition, comme c'était le cas pour l'accord de cessation 
des hostilités de février. 
    Le département d'Etat américain a fait savoir que les 
Etats-Unis voulaient que la Russie fasse pression sur Bachar al 
Assad pour faire cesser "les attaques aériennes à l'aveugle" sur 
Alep, la plus grande ville de Syrie avant la guerre. 
 
 (Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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