Syrie : de la Mannschaft au djihad

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À gauche, le jeune Burak Karan alors qu'il était footballeur en Allemagne ; et à droite, en combattant djihadiste en Syrie.
À gauche, le jeune Burak Karan alors qu'il était footballeur en Allemagne ; et à droite, en combattant djihadiste en Syrie.

"Il a un bon oeil, un bon jeu de passes et il est fort dans les duels." En janvier 2008, les mots (rapportés par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel) de Thomas Hengen, entraîneur allemand de l'Alemannia Aachen (club d'Aix-la-Chapelle), ne pouvaient être plus élogieux à l'égard de son nouveau milieu de terrain : Burak Karan. Cinq années plus tard, le jeune Allemand d'origine turque est retrouvé mort, loin des terrains de football, les armes à la main aux côtés des djihadistes combattant le régime de Bachar el-Assad en Syrie. En novembre 2008, le jeune footballeur de 20 ans avait mystérieusement mis un terme à sa carrière. Une carrière qui s'annonçait pourtant prometteuse. Burak Karan comptait déjà sept sélections dans la Mannschaft (équipe nationale allemande) des moins de 16 et 17 ans. Des sélections lors desquelles il avait notamment pu côtoyer de futures stars du ballon rond comme l'actuel milieu de terrain du Real Madrid Sami Khedira ou Kevin-Prince Boateng, international ghanéen. "Il aurait très bien pu vivre du football", estime Thomas Hengen. "Il ne parlait que du djihad" Mais le jeune homme avait le regard tourné ailleurs. "Burak m'a dit que l'argent et la carrière n'étaient pas importants pour lui", se souvient son frère Mustapha dans les colonnes de Bild. Lorsque la guerre a éclaté en Syrie au printemps 2011, "il a levé des fonds et envoyé des médicaments". Ses colis n'arrivant pas tous à bon port, il n'a pas hésité une...

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