Syrie : Daech chassé de la frontière turque

le , mis à jour à 08:50
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Syrie : Daech chassé de la frontière turque
Syrie : Daech chassé de la frontière turque

Après les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie, le Hezbollah libanais ou encore les milices iraniennes, c'est désormais au tour de la Turquie de s'impliquer pleinement dans la guerre en Syrie. Une confrontation régionale qui prend chaque jour davantage des allures de conflit mondialisé.

 

Au départ limité, l'implication d'Ankara pourrait se révéler déterminante compte tenu de son poids militaire. Mais les buts de guerre de Recep Tayyip Erdogan ne sont pas encore parfaitement clairs. « Officiellement, le président turc affirme vouloir lutter contre le terrorisme, comme tout le monde. Il vise le groupe Etat islamique qui a commis plusieurs attentats sur son territoire. Mais il cherche également à freiner l'expansion des troupes kurdes dans le nord de la Syrie. Problème : les Kurdes sont armés par les Etats-Unis et sont en pointe dans la bataille contre Daech. Bref, si on n'y prend pas garde, tout cela peut dégénérer encore un peu plus tant les intérêts des uns et des autres sont enchevêtrés », résume un diplomate français.

 

Mais pour l'instant, c'est bien contre Daech que les blindés d'Ankara concentrent leurs efforts. Epaulés par les rebelles modérés de l'ASL (Armée syrienne libre), les soldats turcs contrôlent désormais un axe très important (environ 100 km) entre les villes d'Azaz et celle de Djarabulus.

 

 

Un tournant capital

 

En clair, depuis dimanche après-midi, en chassant les miliciens au drapeau noir de plusieurs villages, ils ont récupéré le contrôle de l'intégralité de leur frontière. Un tournant capital dans cette guerre interminable et meurtrière. « Daech s'est longtemps servi de la frontière turque comme point d'appui pour s'approvisionner en vivres, munitions, médicaments. C'est aussi par là que transitaient les combattants étrangers venus du monde entier. Le coup est très dur pour l'EI qui recule un peu partout en Syrie et en Irak », décrypte une ...

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